{"id":2728,"date":"2019-07-14T16:30:44","date_gmt":"2019-07-14T14:30:44","guid":{"rendered":"https:\/\/www.assobayen.net\/Wordpress\/?p=2728"},"modified":"2024-02-19T15:20:01","modified_gmt":"2024-02-19T14:20:01","slug":"les-nouvelles-du-camp-enfants-2019","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.assobayen.net\/Wordpress\/2019\/07\/14\/les-nouvelles-du-camp-enfants-2019\/","title":{"rendered":"Les nouvelles du Camp Enfants 2019"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Dimanche 21 juillet<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Connaissez-vous Sazos ? Oui ? Bien ! Vraiment ? Oui ? Tr\u00e8s Bien ! Mais le connaissez-vous dans ses plus petits d\u00e9tails ? C&rsquo;\u00e9tait le d\u00e9fi qui \u00e9tait propos\u00e9 aux jeunes, \u00e0 leurs animateurs et \u00e0 Pascal. Thierry avait arpent\u00e9 le village toute la matin\u00e9e, pour d\u00e9nicher la petite d\u00e9coration, la fleur remarquable, la date inscrite sur le linteau de porte qui en fait la plus vieille maison du village, enfin bref, vingt-trois petits points d&rsquo;int\u00e9r\u00eat bien cach\u00e9s, qui n\u00e9cessitent de savoir lever la t\u00eate ou bien porter le regard au ras du sol pour les d\u00e9nicher.<br \/>Pour corser le tout, les quatre \u00e9quipes devaient deviner ce qui \u00e9tait \u00e0 d\u00e9couvrir, en d\u00e9chiffrant les vingt-trois anagrammes, r\u00e9bus et \u00e9nigmes correspondants.<br \/>Arm\u00e9es chacune d&rsquo;un appareil photo, elles disposaient de deux heures (et pas une seconde de plus), pour immortaliser leurs d\u00e9couvertes et revenir \u00e0 la Grange, lest\u00e9es de leur pr\u00e9cieux fardeau num\u00e9rique.<br \/>Le R\u00e8glement \u00e9tait formel : <br \/>&#8211; Interdiction de consulter internet (tentation d\u00e9moniaque pour tout animateur, pour qui le t\u00e9l\u00e9phone 4G est le prolongement naturel de la main).<br \/>&#8211; Obligation de rester group\u00e9s et interdiction de courir : m\u00eame si la circulation dans Sazos permet de laisser les \u00e9quipes circuler en toute s\u00e9curit\u00e9, il faut n\u00e9anmoins rester attentifs aux autres usagers (mais comme il n&rsquo;y a que deux centim\u00e8tres entre leurs r\u00e9troviseurs et les deux murs qui encadrent les rues, les rares automobilistes ont bizarrement tendance \u00e0 circuler \u00e0 allure mod\u00e9r\u00e9e).<br \/>Au bout de une heure et cinquante-deux minutes, toute la troupe d\u00e9barquait \u00e0 la Grange, chacune des quatre \u00e9quipes ayant mis en bo\u00eete ses vingt-trois photographies.<br \/>Le jury souverain n&rsquo;avait plus qu&rsquo;\u00e0 contr\u00f4ler la justesse des d\u00e9ductions des reporters. Et le verdict tombait : une \u00e9quipe avait vingt-deux photographies exactes, les trois autres vingt-et-une.<br \/>Une trag\u00e9die classique doit r\u00e9pondre \u00e0 la r\u00e8gle des trois unit\u00e9s : de lieu, de temps et d&rsquo;action. Notre Grand Jeu y r\u00e9pondait lui aussi. Mais la trag\u00e9die est encore plus belle si un coup de th\u00e9\u00e2tre en \u00e9pice le d\u00e9roulement. Et question coup de th\u00e9\u00e2tre, le meilleur restait \u00e0 venir : alors que toute la vall\u00e9e r\u00e9sonnait des glapissements extatiques des vainqueurs pr\u00e9sum\u00e9s, les trois autres \u00e9quipes, red\u00e9couvrant le concept de solidarit\u00e9 qu&rsquo;elles avaient largement laiss\u00e9 de c\u00f4t\u00e9 durant l&rsquo;\u00e9preuve, cr\u00e9aient un collectif qui d\u00e9posait, dans un rugissement courrouc\u00e9, une r\u00e9clamation officielle visant \u00e0 faire disqualifier ceux qu&rsquo;ils qualifiaient d&rsquo;usurpateurs, ou \u00e0 tout le moins de leur faire annuler une de leurs photographies.<br \/>En effet, s&rsquo;ils n&rsquo;avaient pas consult\u00e9 internet, ils avaient (comme ils en avaient le droit le plus absolu) interrog\u00e9 un couple d&rsquo;autochtones septuag\u00e9naires alanguis sur leur transat, qui s&rsquo;amusaient \u00e0 voir passer en tous sens ces groupes surexcit\u00e9s. L&rsquo;autochtone septuag\u00e9naire, bien qu&rsquo;ayant une connaissance inn\u00e9e de la topographie de sa ville, n&rsquo;a pas r\u00e9ponse \u00e0 tout. Mais il vit une \u00e9poque moderne : quand il ne sait pas, il consulte internet&#8230;<br \/>D&rsquo;o\u00f9 le litige \u00e0 trancher pour le jury, en comparaison duquel le noeud gordien n&rsquo;\u00e9tait qu&rsquo;un aimable passe-temps pour marin d\u00e9soeuvr\u00e9 : l&rsquo;\u00e9quipe avait-elle enfreint le R\u00e8glement ? Certes, elle n&rsquo;avait pas elle-m\u00eame consult\u00e9 internet, mais si la lettre de la Loi n&rsquo;avait pas \u00e9t\u00e9 transgress\u00e9e, son esprit avait \u00e9t\u00e9 foul\u00e9 aux pieds, en chaussures de montagne qui plus est&#8230;<br \/>Apr\u00e8s avoir relu en d\u00e9tail les Catilinaires et les discours de Caton le Grand, qui ne furent pas d&rsquo;ailleurs d&rsquo;un grand secours, celui-ci voulant absolument que Carthage fut d\u00e9truite, ce qui n&rsquo;a qu&rsquo;un lointain rapport avec l&rsquo;objet du litige, le jury souverain a conclu :<br \/>&#8211; Attendu que la pr\u00e9m\u00e9ditation ne peut \u00eatre retenue, la probabilit\u00e9 de croiser un couple d&rsquo;autochtones septuag\u00e9naires geeks dans Sazos \u00e9tant proche de z\u00e9ro;<br \/>&#8211; Attendu que l&rsquo;\u00e9quipe n&rsquo;a pas sollicit\u00e9 cette consultation sur internet, et que celle-ci s&rsquo;est faite hors de sa volont\u00e9;<br \/>En cons\u00e9quence, les mandants sont d\u00e9bout\u00e9s de toutes leurs r\u00e9clamations, la photographie est d\u00e9clar\u00e9e valide, le score de vingt-deux sur vingt-trois est confirm\u00e9, et, par cons\u00e9quent, le classement provisoire est maintenant d\u00e9finitif.<br \/>La remise des lots aura lieu apr\u00e8s le cauchemar di\u00e9t\u00e9tique qui tient lieu de repas (nuggets de poulet, hamburger maison, frites au four, glace) et avant le d\u00e9marrage de la boum qui va enflammer Bayen jusqu&rsquo;au bout de la nuit \u00e9toil\u00e9e&#8230;<br \/><br \/>Ainsi s&rsquo;ach\u00e8ve cette chronique de notre camp 2019. Vous allez retrouver vos enfants, comme ils \u00e9taient le 15 au matin, et pourtant chang\u00e9s par ce s\u00e9jour qui, nous l&rsquo;esp\u00e9rons, les a enchant\u00e9s. A demain \u00e0 la gare de Saint M\u00e9dard : le train arrive \u00e0 17h54&#8230;<br \/><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Samedi 20 juillet<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Avant de vous conter l&rsquo;\u00e9pop\u00e9e de notre \u00e9tape du Tour de France, il nous faut solder le contentieux qui nous oppose \u00e0 France T\u00e9l\u00e9visions. Faut-il pour cela \u00e9crire un pamphlet \u00e0 la Zola, distiller un libelle \u00e0 l&rsquo;ironie mordante fa\u00e7on Canard Encha\u00een\u00e9 ? En tout cas, il est hors de question de jouer l&rsquo;indiff\u00e9rence et de faire comme si rien ne s&rsquo;\u00e9tait pass\u00e9&#8230;<br \/>Si vous \u00e9tiez devant votre petit \u00e9cran cet apr\u00e8s-midi, vous pouviez suivre la progression des coureurs, qui, apr\u00e8s avoir gravi le Soulor, plong\u00e9 sur Aucun et Pierrefitte, aval\u00e9 les gorges du m\u00eame nom, arrivaient au lieu-dit \u00ab\u00a0Larrize\u00a0\u00bb et passaient devant la passerelle qui franchit le gave pour monter \u00e0 Saligos. La tension montait d&rsquo;un cran, les coureurs devenaient nerveux, et chacun voulait briller et \u00ab\u00a0montrer le maillot\u00a0\u00bb. Dame, ils allaient passer devant nous et notre banderole \u00ab\u00a0Bayen\u00a0\u00bb, confectionn\u00e9e avec amour toute la matin\u00e9e. La clameur de notre troupe, les encouragements pour chacun d&rsquo;entre eux (avec quand m\u00eame une mention sp\u00e9ciale pour notre ami Julian), constituaient, sans aucun doute possible, LE temps fort de cette \u00e9dition du centenaire du Maillot Jaune.<br \/>C&rsquo;est alors que cette t\u00e9l\u00e9vision qui se targue d&rsquo;\u00eatre publique (dans le sens de Service Public, outrecuide-t-elle&#8230;) d\u00e9cida de lancer un de ces ineptes tunnels de publicit\u00e9 pour des bagnoles, des d\u00e9odorants et des rasoirs, mettant en sc\u00e8ne des bell\u00e2tres analphab\u00e8tes nourris depuis leur plus tendre enfance de st\u00e9ro\u00efdes anabolisants, d\u00e9bitant des messages dignes de la philosophie existentielle des Pieds Nickel\u00e9s.<br \/>C&rsquo;est petit et mesquin, c&rsquo;est une censure honteusement camoufl\u00e9e en adoration du Veau d&rsquo;Or, alors que vous, les parents, mais aussi le Pays tout entier, attendiez pour nous voir \u00e0 l&rsquo;\u00e9cran&#8230;<br \/>Mais ils auront beau faire, ces tristes sires, nous n&rsquo;installerons pas de t\u00e9l\u00e9vision \u00e0 Bayen, et il ferait beau voir que nous les engraissions avec notre redevance&#8230; Nous conserverons nos veill\u00e9es !!!<br \/>Mais soyons dignes dans l&rsquo;indignation, et laissons-les se pr\u00e9cipiter eux-m\u00eame dans les poubelles de l&rsquo;Histoire, qui nous rendra Justice et reconna\u00eetra que l&rsquo;\u00e9tape (certains disent le Tour) s&rsquo;est jou\u00e9e ici, gr\u00e2ce \u00e0 nos cris de liesse, qui ont mis Thibault et Julian en transes, leur insufflant l&rsquo;\u00e9nergie qui les a propuls\u00e9 dix-neuf kilom\u00e8tres plus haut, vainqueurs&#8230;<br \/>Le Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique, pr\u00e9sent sur la course, dans la voiture de Christian Prudhomme, ne s&rsquo;y est d&rsquo;ailleurs pas tromp\u00e9 et s&rsquo;est montr\u00e9 impressionn\u00e9 par cet enthousiasme communicatif de nos Bayennais&#8230;<br \/>Mais restons simples : pour nous ce fut une belle journ\u00e9e, comme nous en vivons tant \u00e0 la Grange : descente \u00e0 la passerelle \u00e0 pied, par le chemin de Saligos, pique-nique suivi de jeux dans un pr\u00e9 bord\u00e9 par le gave, \u00e0 l&rsquo;ombre de grand arbres.<br \/>Lorsque la caravane publicitaire est arriv\u00e9e, nous nous sommes retrouv\u00e9s en toute s\u00e9curit\u00e9 derri\u00e8re le muret qui nous s\u00e9parait de la route, et l\u00e0, la moisson de casquettes, maillots, g\u00e2teaux, saucissons, lessive et porte-cl\u00e9s s&rsquo;est av\u00e9r\u00e9e plus que fructueuse : chacun va revenir avec ses gadgets, en souvenir de la journ\u00e9e.<br \/>Ne manquaient plus que les coureurs et la t\u00e9l\u00e9, mais vous avez not\u00e9 que le sujet a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 \u00e9voqu\u00e9 quelques lignes auparavant&#8230;<br \/>Enfin, l&rsquo;essentiel est que tout le monde ait pass\u00e9 une belle journ\u00e9e, et se soit bien pr\u00e9par\u00e9 au Grand Jeu de demain, qui vous sera narr\u00e9 ici m\u00eame&#8230; Bonne soir\u00e9e et, pour vous consoler, dites-vous que passer \u00e0 la t\u00e9l\u00e9 n&rsquo;est pas une finalit\u00e9 dans la vie.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Vendredi 19 juillet<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Connaissez-vous le Lac de Gaube ? Un coin des Pyr\u00e9n\u00e9es admirable, perch\u00e9 \u00e0 1725m&#8230; et qu&rsquo;il faut m\u00e9riter. On ne parle pas bien entendu de ceux qui trichent et empruntent le t\u00e9l\u00e9si\u00e8ge.<br \/>Non, pour en profiter pleinement, il faut partir du Pont d&rsquo;Espagne, \u00e0 1400m, et se faire la mont\u00e9e via le GR10. Bien s\u00fbr, \u00e7a tire un peu sur les pattes, surtout au d\u00e9but, bien raide, mais quel plaisir quand on arrive l\u00e0-haut. Un pique-nique montagnard (saucisse s\u00e8che, jambon de pays) avec le Vignemale en tapisserie, sous un ciel radieux, et on se dit que la vie est belle ! Et nos jeunes Bayennais n&rsquo;ont pas \u00e9t\u00e9 les derniers \u00e0 se le dire&#8230;<br \/>Le camp passe \u00e0 une vitesse m\u00e9t\u00e9oritique : d\u00e9sol\u00e9s, chers parents, mais on a gu\u00e8re le temps de penser \u00e0 vous (mais, non, ce n&rsquo;est m\u00eame pas vrai, les cartes postales sont d\u00e9j\u00e0 entre les mains du facteur&#8230;), tant on encha\u00eene les activit\u00e9s.<br \/>Demain par exemple,&#8230; Mille excuses, le t\u00e9l\u00e9phone sonne&#8230;<br \/>\u00ab\u00a0Allo, Julian ? F\u00e9licitations pour ton Maillot Jaune et ton contre-la -montre ! Alors, tu viens nous voir demain \u00e0 la Grange ? Comment, avec tes copains, vous \u00eates 160 ? \u00c7a fait beaucoup&#8230; Le mieux, c&rsquo;est que nous descendions te voir passer&#8230; Ne t&rsquo;en fais pas : si tu ne vas pas \u00e0 Bayen, Bayen ira-t-\u00e0-toi&#8230; Allez, \u00e0 demain, couche-toi t\u00f4t pour r\u00e9cup\u00e9rer&#8230; Nous, ce soir, c&rsquo;est la f\u00eate, on a repas et veill\u00e9e dehors, autour du feu, avec chamallows grill\u00e9s et tout le toutime&#8230; Bisous&#8230;\u00a0\u00bb.<br \/>Bon, comme vous avez \u00e9cout\u00e9 la conversation, vous savez tout&#8230; A demain pour vous aussi&#8230; On pense \u00e0 vous quand m\u00eame, allez&#8230;<br \/>PS : soyez devant votre t\u00e9l\u00e9 \u00e0 16h30, vous nous verrez peut-\u00eatre&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Jeudi 18 juillet<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;accrobranche, \u00e7a fout les p\u00e9toches, mais c&rsquo;est trop g\u00e9nial !<br \/>Et oui, le vide sous les pieds, ce n&rsquo;est pas normal pour notre cerveau de bip\u00e8de terrien. Mais foncer dans l&rsquo;espace, suspendu \u00e0 son harnais, tout le long de la tyrolienne, c&rsquo;est un frisson d\u00e9licieux&#8230;<br \/>Cet apr\u00e8s-midi, ce fut cin\u00e9ma, car ici, la temp\u00e9rature est agr\u00e9able pour crapahuter, mais pour se baigner \u00e0 la piscine, c&rsquo;\u00e9tait un peu l\u00e9ger&#8230;<br \/>Le film \u00ab\u00a0Manou ou l&rsquo;\u00e9cole des Go\u00e9lands\u00a0\u00bb a enchant\u00e9 petits et grands : un petit martinet, orphelin, est adopt\u00e9 par un couple de go\u00e9lands. Mais le peuple des go\u00e9lands est hostile \u00e0 ce changement, et Manou est contraint de repartir vers les siens. Les grands oiseaux, eux, se pr\u00e9parent pour leur migration. Horreur, un cyclone se dirige droit vers eux, qui ne se doutent de rien. Mais les martinets le ressentent, d&rsquo;instinct. Manou refuse que les go\u00e9lands soient extermin\u00e9s : il convainc les martinets, qui foncent droit dans la tourmente, rattrapent les go\u00e9lands, et les \u00e9vacuent par l&rsquo;oeil du cyclone&#8230;<br \/>Ces deux peuples, d&rsquo;hostiles, deviennent amis, gr\u00e2ce \u00e0 la pers\u00e9v\u00e9rance de Manou&#8230;<br \/>A Bayen non plus, nous ne sommes pas tous pareils, mais de parfaits inconnus y deviennent aussi des amis : pr\u00e8s de cinquante ans que cela dure&#8230;<br \/>Demain, grande balade au Lac de Gaube. La troupe est pr\u00eate, le moral est au beau fixe, la m\u00e9t\u00e9o s&rsquo;annonce splendide. M\u00eame cha\u00eene, m\u00eame heure pour des nouvelles fra\u00eeches&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Mercredi 17 juillet<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La Capoumobile est venue chercher les enfants ce matin \u00e0 9h30, direction le Parc Animalier des Pyr\u00e9n\u00e9es, autrefois connu sous le vocable de Colline aux Marmottes, et qui f\u00eatait ses 20 ans aujourd&rsquo;hui. Le bestiaire s&rsquo;est consid\u00e9rablement \u00e9toff\u00e9 au fil des ans, d&rsquo;o\u00f9 le changement de nom, mais le lieu et l&rsquo;accueil restent toujours aussi sympathiques, et une journ\u00e9e n&rsquo;est pas de trop pour tout d\u00e9couvrir.<br \/>Surtout que les enfants ont choisi le parcours \u00ab\u00a0physique\u00a0\u00bb, qui les a tout de m\u00eame fait  marcher 8 kilom\u00e8tres \u00e0 flanc de montagne, d&rsquo;enclos en enclos.<br \/>Mais les Bayennnais sont pleins de ressources, ils se sont jou\u00e9 des ch\u00e8vres, de la pente et des \u00e9nigmes, toutes redoutables, pour triompher. Et se voir remettre \u00e0 chacun un Dipl\u00f4me Officiel de Pisteur pour leurs remarquables connaissances sur la faune sauvage !<br \/>Apr\u00e8s une bonne douche r\u00e9paratrice, et le repas qui ne le sera pas moins, une terrifiante Veill\u00e9e Loup-Garou attend les intr\u00e9pides&#8230;<br \/>Demain, accrobranche et, selon la m\u00e9t\u00e9o, piscine ou cin\u00e9ma&#8230; pour les survivants&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Mardi 16 juillet<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s une premi\u00e8re veill\u00e9e et les hommages rendus au Grand Fakir, tout le monde est all\u00e9 se coucher. Une nuit r\u00e9paratrice, un petit d\u00e9jeuner roboratif, et tous ont chauss\u00e9 les croquenots de montagne, pr\u00e9par\u00e9 le sac \u00e0 dos : en route vers l&rsquo;aventure&#8230;<br \/>Mais nous avons affaire \u00e0 une troupe de marcheurs \u00e9m\u00e9rites : la balade fut couverte en en temps record, malgr\u00e9 la pause d\u00e9jeuner dans un petit chemin ombrag\u00e9&#8230; Retour \u00e0 la Grange \u00e0 15 heures !<br \/>Et l\u00e0, surprise : en voulant installer un bo\u00eetier dans les toilettes, il s&rsquo;est trouv\u00e9 b\u00eatement qu&rsquo;un tuyau d&rsquo;eau, que cet imb\u00e9cile d&rsquo;architecte n&rsquo;avait pas bien r\u00e9pertori\u00e9 dans les plans, \u00e9tait sur la trajectoire de la m\u00e8che de la perceuse.<br \/>Nous attendons donc le plombier. S&rsquo;il nous fait faux bond, nous devrons revenir aux origines de Bayen, lorsqu&rsquo;on se lavait (ou pas) \u00e0 la cascade du torrent. Mais c&rsquo;\u00e9tait tr\u00e8s tr\u00e8s frais, et la nostalgie ne r\u00e9chauffe pas&#8230;<br \/>Demain, tout le monde va voir les marmottes, les isards, les ours, les loups et tous les animaux du Parc Animalier de Pyr\u00e9n\u00e9es, qui f\u00eate ses 20 ans, et dans lequel, pour l&rsquo;occasion, de grands jeux sont organis\u00e9s.<br \/>\u00c7a va \u00eatre trop chouette&#8230;<br \/><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Lundi 15 juillet<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>On y est ! Tout le monde est bien arriv\u00e9 \u00e0 la Grange, et c&rsquo;est l&rsquo;installation : les filles, plus nombreuses, dans les dortoirs, et le gar\u00e7ons sous la tente&#8230;<br \/>Puis tout le monde va aller d\u00e9couvrir le village de Sazos, en attendant le premier repas commun (Et le \u00ab\u00a0Bona bona\u00a0\u00bb pour les initi\u00e9s : si vous ne faites pas partie de ce cercle hyper s\u00e9lect, demandez \u00e0 vos enfants \u00e0 leur retour).<br \/>Demain, premi\u00e8re balade vers la Croix de Sia&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Dimanche 14 juillet<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Bonjour \u00e0 toutes et tous !<br \/>Demain, nous avons rendez-vous \u00e0 <strong>10h30 \u00e0 la gare de Saint M\u00e9dard<\/strong>.<br \/>A 11h10, le train nous emm\u00e8nera \u00e0 Bordeaux, o\u00f9 nous changerons pour Lourdes. <br \/>La Capoumobile nous conduira alors \u00e0 la Grange.<br \/>Rendez-vous vers 20 heures pour les premi\u00e8res impressions&#8230;.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dimanche 21 juillet Connaissez-vous Sazos ? 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