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Les nouvelles du Camp Enfants 2023

Dimanche 16 juillet

Aujourd’hui, on ressortait les chaussures de montagne, pour aller découvrir le lac de Gaube. Mais d’où vient ce nom, me direz-vous ? Je l’ignore totalement, vous dirai-je… Bien sûr, je pourrais vous dire qu’il a été baptisé ainsi en hommage à Charles-Amédée Gaube, l’inventeur du téléphérique, mais nous sommes sur un site sérieux, qui ne délivre que des informations vérifiées et recoupées. Dont acte…

Nos vaillant Bayennais n’ont pas eu de petit train, pas plus que de téléphérique, et c’est à la sueur de leurs mollets qu’ils ont gravi la montagne pour enfin arriver au bord de l’onde fraîche, où le réconfort de la saucisse sèche remettait tout le monde d’aplomb. Tant et si bien que la troupe faisait le grand tour du lac, ponctué par des arrêts « balade du goût ». Gâteau à la broche, miel des montagnes, confiture de myrtilles sauvages : cela vous redonne du coeur à l’ouvrage. Sans compter les contes des Pyrénées, comme celui des lutins qui ont rempli le lac de leurs larmes que Marianne a prodigué à une assistance conquise…

Au retour à la Grange, la super soirée (grave gavée bien) va marquer la dernière nuit à passer loin de vous.

Pour fêter ça, un repas qui a peu à voir avec une diététique rigoureuse, mais qui enchante les enfants : nuggets de poulet, hamburger, frites, ketchup, glace. Mais l’honneur est sauf : il y a une rondelle de tomate et une feuille de salade dans le hamburger (certains, ne voulant pas abuser, les ont prudemment laissés sur le côté).

En suivant, séance de maquillage en prévision de la grande soirée musicale. Maquillage pour tout le monde ! Si les filles ont fait plutôt classique, les garçons, moins habitués, ont choisi des thèmes divers et variés. Frankeinstein avec ses cicatrices pour certains, et pour d’autres, dont votre serviteur, pour être raccord avec la soirée, le look Indochine… Si j’avais des cheveux et que si je chantais « Isabelle a les yeux bleus, bleus les yeux Isabelle a », vous vous y tromperiez…

Bon, on on va vous laisser: Louise Attaque (mais non, pas notre petite Louise, elle, elle est pacifique), Jean-Jacques Goldman et Téléphone nous attendent.

C’est curieux comme les enfants connaissent leurs chansons par coeur : ce n’est pourtant pas trop leur génération. L’an prochain, on essaiera Tino Rossi ou Berthe Sylva, ils connaissent peut-être aussi…

Pour rappel, le train arrive demain à 14h47 en gare de Saint Médard d’Eyrans, sauf blagounette des chefs de gare.

Finie la bamboula, vous redeviendrez des parents sérieux et responsables dès que vos enfants poseront le pied sur le quai.

A demain…

Samedi 15 juillet

Ce matin, grande séance de magasinage, comme disent nos cousins du Québec, et, rassurez-vous, vous n’avez pas été oubliés. Qui aura du saucisson, qui aura du fromage, qui aura une marmotte en peluche qui siffle quand on passe devant ? Les paris sont ouverts…

Cet après-midi, Sylviane a découvert au courrier une lettre émanant de célébrités (au moins pour vos enfants, parce que j’ignorais complètement l’existence de Louane et Dadju) qui auraient bien voulu visiter Sazos, mais qui, pris par leur vie de jet-setters trépidante, ont demandé à Bayen de réaliser un reportage photo pour leur permettre de partager à distance les beautés du village.

Les enfants, enthousiastes, se sont rués vers le bourg, où les attendaient des « guides » répartis aux points névralgiques. Chaque équipe, munie d’une carte de la ville, devait évoluer en totale autonomie et réaliser ses photographies.

Mais rien n’est jamais gratuit en ce bas monde : de même que les célébrités veillent jalousement sur leurs droits à l’image, les « guides » exigeaient une juste rétribution pour le droit d’immortaliser les merveilles de Sazos. Et comme les enfants avaient dilapidé leur pécule ce matin, le seul moyen de s’acquitter du péage était de triompher d’épreuves redoutables, qui faisaient passer Hercule et ses douze travaux pour un aimable dilettante qui fait joujou dans son bac à sable…

Et la journée est loin d’être terminée : maintenant, cela va être l’apéro pour tout le monde, avec la proclamation des résultats. On va savoir quel est le meilleur reportage photo, celui qui va être envoyé aux prestigieux touristes virtuels.

Ensuite, il y aura une grande veillée Cluedo : figurez-vous que la clé de ma réserve a disparu ! Si nos détectives en herbe ne la retrouvent pas, plus moyen d’accéder aux provisions d’ici la fin du camp !

Si j’étais à votre place, je ferai des préparatifs pour le repas de lundi soir, car votre progéniture risque d’avoir un appétit charmant…

A ce propos, Sylviane et moi nous permettons de lancer un appel : nous manquons cruellement de personnes pour assurer la cuisine et l’intendance dans les camps, et nous ne pourrons continuer éternellement à le faire.

En revanche, aucun problème pour accompagner les volontaires pour leur premier camp, histoire que tout se passe sans stress. Pas besoin d’être professionnel de la restauration ou de l’hôtellerie, la cuisine est simple mais roborative, sans ingrédients ou recettes compliqués, juste des produits frais et beaucoup d’amour, que les enfants et les animateurs vous rendent au centuple…

Vendredi 14 juillet

Bayen est parti célébrer la fête nationale sur les sommets, en plein coeur du cirque de Troumouse. Mais d’où vient ce nom, me direz-vous ? C’est une histoire qui mérite d’être contée, vous dirai-je…

Comme vous le savez, la vallée de Luz-Barèges-Gavarnie est très encaissée, et, avant les routes et le chemin de fer, elle était fort difficile d’accès. Pour descendre vers Argelès, il fallait passer par les gorges de Pierrefitte, et vous étiez le quatre heures idéal des ours et des loups qui y pullulaient. Pour aller vers Campan, il fallait passer le Tourmalet, vers l’Espagne, la Brèche de Roland, et vers Cauterets, qui n’était qu’un hameau, le col de Riou. Bref, il fallait vraiment être assoiffé pour aller chercher un bistrot, et ne pas craindre la marche à pied… Du coup, les autochtones formaient une société assez fermée, où tous les habitants présentaient les mêmes caractéristiques : petits et trapus.

Au début du 19ème, une fois Napoléon envoyé en vacances à Saint-Hélène, il était de bon ton, pour les jeunes lords anglais, de voyager à travers l’Europe. Ceux qui débarquèrent ici s’étonnèrent en voyant ce peuple des Pyrénées. Or, comme vous le savez, l’anglais, par nature, est perfide et arrogant (ce qui explique à quel point c’est jouissif de leur passer cinquante pions à Twickenham et de leur broyer la main en prononçant le célèbre « Sorry, good game »). Ils affublèrent alors les habitants du sobriquet de « toy », ce qui veut dire « jouet », dans leur lamentable patois qui malheureusement s’est étendu sur le globe.

Mais de ce nom désobligeant, le curé fit un titre de gloire, en décrétant, du haut de sa chaire : « Un Toy noun cragn qué Diou, et péricle e era lid » : « Un Toy ne craint que Dieu, le tonnerre et l’avalanche » .

Alors le nom fut adopté par tous, et le pays Toy était né.

Le cirque, lui, s’appelait encore le cirque d’Héas, contigu au cirque d’Estaubé, lui-même accolé au cirque de Gavarnie.

Un beau jour, un jeune Toy y guidait une groupe de ces anglais pour leur faire découvrir les beautés du site. Dans la paroi, au-delà des Deux Soeurs, se trouve une grotte. Les touristes d’outre-Manche lui demandèrent le nom de celle-ci :

– « What’s the name of this cave ? »

– « Son nom ? Le Trou de Souris ! », répondit-il pour se moquer d’eux, alors que le vrai nom était la grotte Anxokola de Bayonne, du nom d’un berger venu du pays basque.

– « Le what ? » s’écrièrent-ils.

« Comment dit-on ‘trou’ chez eux ? Aucune idée… Et ‘souris’ ? Ah oui, je crois que c’est ‘mouse’ ! »

– C’est le Trou Mouse » !

– « Ah, fabulous ! Trou Mouse ! Perfect ! Trou Mouse ! »…

En souvenir de sa facétie, le nom est resté…

Après cette parenthèse éminemment culturelle, il est temps de revenir à nos Bayennais et à leur randonnée dans l’air pur des sommets.

Sac vérifié, pique-nique chargé, lacets noués (plus ou moins bien, mais les animateurs veillent), on monte dans le bus du bon pied. Il emmène la troupe jusqu’au péage, où, divine surprise, un petit train permet de monter jusqu’au cirque en une petite demi-heure, en compagnie de Stéphane, le guide accompagnateur de montagne chargé de faire découvrir des merveilles insoupçonnées.

En tout premier, un gisement d’argile, où tout le monde peut maquiller son visage, ce qui, paraît-il, est souverain en cas de rencontre inopinée avec un ours.

Puis c’est un cours de botanique, avec démonstration des plantes comestibles, et la mise en garde contre celles toxiques, voire mortelles, mais précieuses, comme la digitale.

Vient ensuite le repas, pris au bord du lac, agrémenté par l’observation des têtards et des grenouilles. C’est l’heure où les oiseaux planent au-dessus des têtes : Stéphane les dénomme et explique leurs caractéristiques et leurs moeurs… Gypaète barbu, Saint-Esprit, Marie-Blanque, Choucas, Vautour fauve…

Et enfin, la cerise sur le gâteau : des marmottes qui sifflent et se chauffent sur un rocher, et surtout une harde d’isards, qui bondissent dans la pente…

Retour par le train et le bus pour la Grange, où un repas de trappeur attend les montagnards. Saucisse grillée, pomme de terre fourrée, chamallows grillés…

Jeudi 13 juillet

Il aurait fallu le talent d’un Prévert pour faire l’inventaire des personnages qui se sont animés devant nous hier soir. La malle à costumes et à accessoires était de sortie, et les acteurs motivés. Même les timides, qui au début ne voulaient pas trop s’exposer devant l’assistance, ont fini par rompre la glace et se lâcher. Sorcières, policiers, lutins, vieilles dames, hercules de foires, milliardaires, …

Pas si facile de bâtir une petite histoire en 20 secondes, de choisir sa tenue et ses instruments, et de se lancer pour donner la réplique à ses trois partenaires. Hésitants au début, puis de plus en plus à l’aise et naturels au fur et à mesure des passages sur scène, nos comédiens en herbe ont fini en apothéose, tantôt tragiques, le plus souvent comiques, pour le plus grand plaisir des spectateurs.

Ce matin, Dominique et Jean-Do avaient amené des chocolatines dans des poches (et pas des pains au chocolat dans des sachets, ça, c’est bon pour les habitants du Nord). Et c’était fort bien venu, vu qu’ensuite, direction Argeles et le parc Chlorofil pour un parcours dans les frondaisons. A ce propos, grande discussion sémantique, arbitrée par Lucile, la prof de français-latin-grec : écrit-on « accro-branche » (on s’accroche aux branches), « acro-branche » (on fait les acrobates dans les branches), ou bien « accroc-branche » (on bousille son pantalon en le déchirant dans les branches) ?

Bof, on fait un peu les trois… Mais surtout, on s’éclate, même si pour certaines et certains, il convient de prime abord de maîtriser la peur du vide qui vous noue l’estomac et vous fait jouer des castagnettes avec vos genoux…

Je vous rassure : on n’a perdu personne, et, au déjeuner, vers treize heures, les sourires montraient que la matinée avait été plaisante pour toutes et tous…

L’après-midi, direction Lau Balagnas, pour le parc aquatique Lau Folies (avez-vous saisi le jeu de mots ? le proprio aurait presque pu ouvrir un salon de coiffure, là où règnent en maîtres les enseignes à tiroir, style « hair de rien »). Toboggans de ouf, jets d’eau, plongeoirs pour éclabousser tout le monde, vous voyez le topo…

C’est un troupeau passablement calmé qui est rentré à la Grange. Quoi qu’il ne faut jurer de rien : un bon plat de spaghetti, et en route pour la veillée…

Mais pas trop tard, car demain, on enfile des godasses de montagne pour aller découvrir le cirque de Troumouse (c’est Bayen qui fournit les clowns).

Avec un peu de chance, et un peu de silence, si tant est que faire se peut, les marmottes, voire même les isards daigneront se montrer à l’ombre des Deux Soeurs qui trônent au milieu de l’hémicycle…

Mercredi 12 juillet

Aujourd’hui est un jour exceptionnel et remarquable : c’est la Saint Olivier ! Quand on a dit cela, on a tout dit… Il fallait par conséquent marquer l’événement d’une pierre blanche, avec des activités à la hauteur des circonstances.

Direction les bords du gave, pour une multitude d’ateliers…

Tout d’abord, à tous seigneurs, tout honneur : Dominique et Jean-Dominique, tout comme ils l’avaient fait l’an dernier, sont venus depuis Bordeaux pour initier les enfants aux subtilités de la pêche à la mouche. Mais attention, pas question de tuer les truites : on capture et on relâche (avec ou sans bisou, selon l’humeur). Mais pour pouvoir s’adonner à cette passion, il faut connaître la rivière, ses habitants et leurs moeurs. Les enfants ont par conséquent appris à retourner les pierres, à distinguer les différentes larves d’insectes, à comprendre leur cycle de vie. Sans cela, aucun espoir de savoir si le gave est en bonne santé, de comprendre les truites et toute leur chaîne alimentaire. Si vous voulez en savoir plus, allez vous promener sur leur site : moucheurs-des-coteaux-bordelais.com !

Les cris d’horreur et de dégoût devant les larves se sont rapidement changés en attention admirative, puis en début d’érudition. Eh non, une rivière, ce n’est pas juste de l’eau qui brille sur des galets polis par des milliers d’années de flots impétueux. C’est tout un écosystème riche au-delà de tout ce qu’on pouvait imaginer, qu’il faut comprendre et protéger.

Et puis ensuite, dans le pré bordant le gave, les enfants ont pu acquérir le coup de poignet créateur du fouetté qui permet de déposer la mouche délicatement sur l’onde, sous le nez de la demoiselle tachetée… Pour des raisons de sécurité, ils n’ont pu le faire « pour de vrai » dans l’eau, car ils n’étaient ni assez équipés, ni surtout assez expérimentés pour affronter la force du courant, mais cela n’empêchait pas de s’y croire…

Et tandis qu’un groupe découvrait la faune, qu’un autre s’exerçait au lancer, un troisième fabriquait un radeau (qui lui aussi est resté au sec), sur le modèle du Kon-Tiki, près à affronter Neptune et ses océans.

Quant au quatrième groupe, il s’adonnait au « Land-Art ». Le nom est ronflant, mais le principe est très simple : à partir d’éléments naturels environnants (galets, fleurs, morceaux de bois, …), on crée des oeuvres d’art éphémères, juste pour le plaisir des yeux…

Bien entendu, tout le monde a participé à ces quatre ateliers, et c’est le coeur content et avec un grand sourire que la troupe est remontée à la Grange pour le repas qui s’annonce plein de galéjades de pêcheurs, avec des larves devenues de plus en plus imposantes au fil des heures, et des truites bouchant quasiment le gave, la Sardine du port de Marseille faisant pâle figure en comparaison.

Et pour terminer la journée en apothéose, elle se finira par une veillée « Théâtre d’impro » : fous-rires à venir, compte-rendu demain…

Mardi 11 juillet

Hier soir, c’était le premier soir à la Grange. Autant vous dire qu’on en avait, des choses à se raconter, surtout au moment de dormir. Ce n’est pas facile de se coucher en silence lorsque les fous rires secouent tout le dortoir. Une petite soif, un petit stage aux toilettes, tout est prétexte à se lever et à glousser, au grand dam des animateurs, qui ont dû user de patience, de diplomatie, et même d’autorité (?). Tout le monde a fini par dormir, mais je pense qu’il s’agissait plus de l’oeuvre de la fatigue que de celle de l’équipe d’encadrement…

Du coup, ce matin, le réveil était à la carte, histoire d’éviter les petits yeux.

Une fois le petit déjeuner englouti, un grand atelier de peinture sur galet permettait à vos chères têtes blondes de donner libre cours à leur créativité. Votre table de salon est d’ores et déjà réservée pour accueillir l’oeuvre d’art !

Après un pique-nique à la Grange, la Capoumobile emmenait toute la troupe dans la vallée, à Ayzac-Ost, pour faire une balade avec, vous ne devinerez jamais : des lamas.

Mais attention, de vrais beaux lamas des Andes, au regard fier, à la fourrure tellement douce, au pied sûr… Des lamas civilisés, qui ne crachent pas sur les gens, même si parfois ils éternuent sans préavis, mais un rhume sud-américain, c’est difficile à contrôler…

Ce fut une superbe randonnée, qui a permis de voir des vautours planer dans le massif du Pibeste. Le lama est doux et obéissant, vraiment moins compliqué et rétif que l’âne, qui, lorsqu’il ne veut plus avancer, est pour le moins difficile à manier. Le lama, lui, il suit son chef. S’il s’arrête pour folâtrer et brouter cette si belle touffe d’herbe qui lui a fait de l’oeil, il regagne bien gentiment le troupeau dès que celui-ci avance.

Et puis, il y a Gilles, le patron des lamas. Gilles est un conteur exceptionnel. Lorsqu’il raconte l’histoire de Névé, un des lamas qui accompagnent les enfants, le temps s’arrête… Figurez-vous que Névé est ressuscité. Lorsqu’il est né, dans les Alpes (c’est un pyrénéen d’adoption), il y a eu un coup de gel terrible dans la nuit. Quand Gilles est arrivé, à l’aube de ce premier mai, Névé était mort de froid. Mais l’ami Pierrot, qui accompagnait Gilles, n’a pu se résoudre à voir ce petit lama mort avant même d’avoir vécu. Ils l’ont ramené au chalet, et Pierrot, brandissant son sèche-cheveux, l’a réchauffé, sans baisser les bras, pendant de longues minutes, qui ont fini par se transformer en heure. Et là, Névé à ouvert un oeil… Pierrot l’avait sauvé, contre toute attente. Le vétérinaire affirme que s’il avait fait moins froid, Névé serait mort. Mais là, son organisme s’était mis en hypothermie profonde, sans que son cerveau ne soit détruit par le manque d’oxygène.

Vous auriez vu les yeux de vos enfants quand Gilles racontait : ils regardaient Névé, devenu un lama fort et vigoureux, sans vraiment le voir : ils étaient dans le pré, ils découvraient le petit lama mort, ils aidaient le sèche-cheveux de Pierrot de leur souffle, ils exultaient quand ils voyaient enfin, au bout de tous ces efforts, un regard filtrer à travers les paupières du bébé, né pour la seconde fois en quelques heures…

Maintenant, c’est la veillée, ça mime, ça chante, ça rit… Mais tout à l’heure, lorsque les lumières s’éteindront, lorsque les yeux seront pleins de sable, tous repenseront à ce petit lama qui n’avait pas voulu mourir, et à Pierrot, qui n’a pas eu le loisir de le voir grandir, mais qui le regarde depuis là-haut, plus haut que les montagnes, là où même les vautours ne peuvent voler…

Lundi 10 juillet

Chers parents oubliés, venez chercher un peu de réconfort, vous qui ce soir buvez jusqu’à la lie la coupe amère de l’Oubli, vous dont la progéniture ingrate a perdu jusqu’au souvenir de votre existence, picorez tout de même quelques minuscules miettes de la vie à Bayen…

Au terme d’un voyage sans histoire (20 minutes de retard du train, cela ne vaut même pas la peine d’être souligné), tout le monde s’est retrouvé auprès du Gastonnier, l’arbre qui trône fièrement devant la Grange, pour dévorer la dernière parcelle de ce qui reliait vos enfants à vous : le pique-nique que vous aviez amoureusement préparé, imbibé de vos larmes…

Après une présentation des règles de vie commune, toute la troupe s’est égayée dans le village de Sazos, pour découvrir la fontaine du Bélier, le lavoir (autant de prétextes pour s’arroser consciencieusement, la température le justifiant amplement) et le terrain de jeux du Calvaire. Trop chouette !

Retour au camp de base pour le goûter, puis la douche (si, si, il restait des parcelles à humidifier) et le premier repas, ponctué, comme il se doit, par le « Bona bona » (vous pourrez demander une démonstration lundi soir à la table familiale). Les cuistots sont contents, car toutes les assiettes sont parties vides à la plonge, chacun ayant mangé de fort bon appétit.

Après les services de débarrassage et de vaisselle, c’est en ce moment même la première veillée, dont le but principal est de mémoriser les prénoms des condisciples. Enfin, celui des condisciples qui restent, car figurez-vous que Sa Grandeur le Maradjah du Grand Bastan nous fait l’immense honneur de sa visite. Mais elle a un prix : chacun doit se présenter en donnant son prénom et son nom, puis offrir deux cadeaux. Et malheur à celle ou celui qui ose proposer des présents qui ne sont pas conformes aux attentes de la Lumière Céleste : sans pitié aucune (c’est un sentiment bien trop humain pour une divinité qui condescend à regarder des vermisseaux se prosterner devant Elle), le verdict tombe : tête tranchée.

Le bourreau est au bord du burn-out…

A demain pour donner des nouvelles de la troupe, ou, du moins, de ce qu’il en restera…

Flash spécial : le Maradjah est impitoyable, mais pas fier. Je me suis présenté, Olivier Blanc, et je lui ai offert des ordures et de la bouse. Il était tellement content qu’il a gracié tout le monde. Soyez soulagés !!!

Assemblée Générale et Composition Bureau

Bonjour,

Le 22 avril 2023 a eu lieu l’Assemblée Générale de Bayen, voici son compte rendu ainsi que la composition des nouveaux membres du Conseil d’Administration.

Les membres du Conseil d’Administration ont nommé :

  • Président : BRUN Joël
  • Vice-Président : PUEL Benoît
  • M Trésorière : BLANC Sylviane
  • Trésorier adjoint : BLANC Olivier
  • Secrétaire : VERNIEUWE Christophe
  • Secrétaire Adjointe : BRUN Claire

Bonne lecture à tous.

Journal n° 49

Retrouvez le journal de l’association : 

Dépliant Camps été 2023

Retrouvez le dépliant et le bulletin d’inscription pour les camps de cet été 2023.

Voeux 2023

L’anniversaire de Bayen en Pays Toy

Samedi 12 novembre marquait la fin des festivités des cinquante ans de Bayen.

Ce jour- là, nous avions invité les différents partenaires (Municipalité de Sazos, voisins, guides, commerçants, représentants des différents services  qui contribuent, depuis le début de notre association, à la réussite de nos camps) à partager un moment de convivialité dans notre grange de Sazos. Bon nombre d’entre eux, au fil des années, sont devenus de véritables amis. C’est, sans doute pour cela, que la rencontre fut simple et chaleureuse, aux dires de tous les participants. Merci à tous les acteurs de cette manifestation.

Et maintenant, au travail ! Préparons maintenant 2023 qui ne saurait tarder.

M. Guilhamat, Maire de Sazos en 1972 et M. Castagné, Maire actuel avec J. Brun, président de Bayen.

Bon anniversaire, Bayen !

Ce dimanche 11 septembre, sur la place de la Loi de 1901, nous fêtions les cinquante ans de notre association, après un été riche de trois séjours et de 60 enfants accueillis. Une exposition sous les chapiteaux dressés par le personnel technique de la Municipalité retraçait un demi- siècle de camps, de randonnées  mais aussi de travaux pour rendre ce lieu « plus confortable, plus accueillant, plus respectueux de normes sans cesse plus drastiques », comme le soulignait Joël Brun, président, dans son discours de bienvenue.

Le beau temps étant avec nous, c’est sous les arbres que les 80 convives passèrent ensuite à table pour déguster la paëlla et il y fut encore et toujours question de randonnées, de jeunes et de montagnes…

Les nouvelles du Camp Ados 2022

Jeudi, nous prévoyons d’arriver vers 16h au parking du Supermarché Casino de Villenave d’Ornon, devant « La grande boucherie ».

Mardi 9 août

Réveil à 6h45 pour avoir le temps de nous préparer, de manger mais aussi de ranger le bivouac. Les nuits en montagne ne sont jamais aussi reposantes que dans nos lits douillets. Tout le monde fait l’effort, et nous sommes efficaces. 8h45, nous retrouvons Alex, l’accompagnateur en Montagne. Petit topo de départ. Il ne se met à pleuvoir. Nous sortons les « k-way ». Alex nous explique notre programme du jour : l’ascension du petit Vignemale : 3032 mètres d’altitude. Nous laissons les tentes et les duvets au refuge pour alléger les sacs de randonnée.

9h, nous commençons à marcher. Le rythme est constant. La pluie s’arrête bientôt. Nous arrivons à la Hourquette d’Ossoue. Le ciel s’est dégagé. Il ne reste plus que 250 mètres de déniveler pour arriver au sommet. Le point de vue est déjà exceptionnel. Nous surplombons le Lac de Gaube que nous avons passé hier et le refuge des Oulettes de Gaube où nous avons dormi. Plus loin, c’est le Viscos qui surplombe la Grange de Bayen. Nous devinons même Tarbes à l’horizon. 12h30, nous sommes arrivés au sommet. Vue imprenable à 360°. Nous déjeunons dans cette « salle à manger » unique. Nous voyons jusqu’au Cirque de Gavarnie où nous avons fait notre première randonnée, ainsi que les cirques voisins : Estaubé et Troumouse. En tournant la tête, c’est le pic de Midi d’Ossau et le Balaitous. Ca y est. C’est fait. Nous y sommes.

Mais ça n’est pas terminé. Il faut descendre. De retour au refuge, nous rechargeons les tentes et duvets. 1500 mètres de dénivelé à descendre du sommet jusqu’au Pont d’Espagne. Les pieds chauffes. Nous luttons pour éviter les chutes, pour préserver nos chevilles de l’entorse. Les épaules sont endolories du poids du sac pendant deux jours. 19h, nous arrivons au minibus. Retour tardif à la grange. Le programme de fin de fournée est simple : une bonne douche puis dévorer une grosse plâtré des pâtes à la carbonara. Mais ces calories ne nous serrons utiles que demain, après une bonne nuit de sommeil pour bien récupérer.

Lundi 8 août

Ce matin, c’est l’organisation qui prime. Tout aura un impact sur nos bonnes conditions de bivouac. Nous devons résoudre le compromis impossible : 1/ un sac léger, 2/ avoir suffisamment de nourriture, 3/ avoir suffisamment chaud. Nous nous répartissons le collectif, les tentes. Nous faisons, défaisons, refaisons nos sacs. Est-ce que je prends une paire de chaussette en plus ? Où est-ce que je range mon duvet dans mon sac ? Cela prend plus de temps que prévu. Nous partons avec 1h de retard sur l’horaire prévu.

Les sacs sont (forcément) un peu lourds. Mais le rythme est bon. Nous arrivons pour déjeuner au Lac de Gaube. Au Lac de Gaube ? Vraiment ? Nous avons plus l’impression d’être à Maubuission en ce mois d’août tellement il y a de monde. Nous faisons le tour du lac pour trouver un petit peu plus de place.

Après avoir ingurgiter nos délicieux croques monsieur, nous ne nous attardons pas trop. Le ciel est déjà bien couvert. Il nous fait arriver au refuge des Oulettes de Gaube avant que qu’il ne pleuve ! Nous continuons avec un bon rythme. Mais c’est trop tard. Les premières gouttes. petite pluie pour l’instant. Un flash dans le ciel. Le tonnerre raisonne 10 secondes plus tard. Trois kilomètres. La pluie s’intensifie. Malgré le poids des sacs nous accélérons le pas. Nous avons droit à quelques coup de tonnerre supplémentaires qui restent à distance. Il est 15h, nous arrivons trempés au refuge. Celui-ci est bondé. Tous les randonneurs s’y sont donnés rendez-vous pour échapper à la pluie. Nous sommes fatigués, nos vêtements humides. Heureusement, la majestueuse face nord du Vignemale accueille avec bienveillance.

Nous trouvons à nous assoir, répartis sur deux tables du refuge. Au fur et à mesure, nous nous réunissons tous sur une seule. La tournée générale de chocolats chauds redonne une impulsion positive. Nous allons nous changer les uns après les autres. Nous pouvons penser aux étapes suivantes. Il ne pleut presque plus mais l’air reste humide. Nous décidons d’aller planter les tentes au point de bivouac, à proximité du refuge. Tout le monde prend possession de sa tente, installe son tapie de sol et son sac de couchage.

Il est déjà 19h. Nous lançons la préparation du repas. L’eau prend du temps à chauffer. Rapidement les soupes lyophilisées nous redonne des calories. La purée « mousseline » donne de la consistance. Avec un petit peu de pain et de jambon, voila la peau de nos ventres bien tendue. Nous terminons avec un gourmandise au nom symbolique pour nous qui sommes en haute montagne : « le mont blanc » ! Deux parties de loup garou à la tombé de la nuit. L’ambiance est parfaite. Bientôt nous dormons pour récupérer des forces. Le ciel reste couvert.

Dimanche 7 août

Repos. Trottinherbe. Préparation bivouac. Veillée petits jeux.

Samedi 6 août

Nous changeons de massif pour passer du côté de Barèges. Nous partons de la route qui mène au col du Tourmalet, fameux passage du Tour de France. Objectif : Lac Bleu, qui porte bien son nom ! Les 800 mètres de dénivelé de cette randonnée nous ont donné du fil à retordre.

Histoire dépenser le peu d’énergie restant, la veillée « pyramide des défis » a permis à tous les colons de s’affronter sur différentes activités pour être au sommet de la pyramide.

Vendredi 5 août

Levé matinal pour affronter la via ferrata de Coumely, avec une vue imprenable sur (le brouillard qui masque) Gavarvie. L’évolution dans ces escaliers de métal plantés dans les rochers nous a permis de prendre de la hauteur : 180 mètre au dessus de la route qui sillonne sous nos pieds. Les voitures y paraissent petites.

Cet après-midi nous commençons anticiper notre bivouac : répartition des tentes, vérification du matériel. En effet, ce bivouac doit nous amener à plus de 3000 mètres d’altitude en début de semaine prochaine. Et puis repos/jeux à la grange.

Ce soir, nous braquons la banque pendant la veillée « Bayen de papel ».

Jeudi 4 août

Repos.

Brunch

Veillée cluédo.

Mercredi 3 août

Nous enchainons directement avec une deuxième randonnée vers le Lac d’Ilhéou. Réveil 6h30 car la météo s’annonce chaude, avec des risques d’orages l’après-midi. Certains terminent la nuit pendant le trajet.

Le gardien du refuge d’Ilhéou nous a expliqué son métier. Nous avons profité du lac pour nous rafraichir. En repartant, nous avons aussi vu un secourisme en montagne avec un hélicoptère de la Gendarmerie.

C’est une veillée « énigmes en équilibre » qui conclue notre journée.

Mardi 2 août

Pour la première randonnée, nous démarrons avec un classique : le Cirque de Gavarnie. Cette petite boucle nous a fait découvrir le plateau de bellevue, nous avons déjeuné à côté d’une cascade cachée, et vu que les troupes étaient surmotivées, nous sommes ensuite allé jusqu’à la Grande Cascade de Gavarnie.

Ce soir nous essayons de luter contre les zombis… Pour cela nous débattons sur les meilleurs stratégies à mettre en place.

Lundi 1er août

Départ de Bordeaux à 10h, arrivée à la grange à 15h. Cela nous a laissé le temps de nous installer et de commencer la cohésion autour d’un football.

Après la mise route des service, nous avons conclu par une veillée présentation.

Les nouvelles du camp préados 2022

Rappel, lundi nous arriverons à la gare saint-jean à 13h41. Nous vous donnons rendez-vous Hall 3 Belcier une dizaine de minutes plus tard.

Dimanche 31 juillet

Dernier jour à Bayen. Nous rentrons déjà demain à Bordeaux…

Pour en profiter au maximum, nous avons fait un grand jeu à Luz Saint Sauveur. Nous avons aussi fait du shopping souvenirs.

En rentrant, nous commençons à ranger les affaires pour être prêt demain à prendre le bus à 10h de la grange, et que celle-ci soit propre pour accueillir le camp ados qui arrivera dans l’après-midi.

Samedi 30 juillet

Nous avons maintenu le programme initial de la seconde journée du bivouac : le refuge des Oulettes de Gaube. Nous sommes passés par le populaire lac de Gaube.

Le refuge des Oulettes de Gaube est au pied de la mythique face nord du Vignemal (toit des Pyrénées Française à 3298 mètre d’altitude).

Après une bonne journée de randonnée et une bonne douche, quoi de mieux qu’une alarme incendie pour tester l’efficacité de notre évacuation ? Moins de 1 min ✔️, bravo à tous !

Pendant la veillée, nous avons débattu des meilleurs stratégies pour luter contre les zombies. Et les arguments étaient solides !

Vendredi 29 juillet

Changement de programme aujourd’hui. Nous devions initialement partir en bivouac, donc passer une nuit sous tente, dans la montagne. La météo en aura voulu autrement. Le temps instable, avec des risques d’orage, nous a convaincu de ne pas partir.

Et pas de regret car le temps s’est effectivement montré instable et que nous sommes restés à la grange pour nous reposer et faire des jeux. Nous avons fait les samurai, entrainé notre dissociation, joué aux cartes et fomenté une bataille navale grandeur nature (mais sans bateau et sans eau) mélangeant stratégie, adresse et travail d’équipe.

Ce soir la nuit tombe, le village s’endort, les loups garous se réveillent. Les villageois doivent convaincre de leur innocence et découvrir qui sont les loups garous…

Jeudi 28 juillet

Aujourd’hui, nous regardons vers le haut. Vers le haut, au dessus de la grange. La station de Luz Ardiden plus exactement. Nous y avons marché au milieu des vaches, des moutons et des marmottes.

Aujourd’hui, nous regardons vers le bas. Vers la vallée recouverte d’une mer de nuages. D’un côté la vallée de Luz, de l’autre celle de Cauterets.

Nous sommes monté d’un niveau par rapport à la précédente randonnée : plus de dénivelé et de distance. Nous devions initialement rencontrer Florence, la bergère de la cabane de Conques, mais elle est trouvée malade et cela n’a pas été possible.

Nous avons donc sillonné les pistes de ski pour mettre en œuvre notre plus belle godille d’été (qui consiste à mettre un pied devant l’autre).

La veillée construction, animée par Dumbledore, a demandée de construire des coupes de feu à base de spaghetti et de marshmallows. Tout les apprentis magiciens ont été récompensés par des marshmallows grillés au feu !

Mercredi 27 juillet

C’est une journée bien dense.

Matin : Rafting. Malheureusement nous n’avons pas eu la possibilité technique de faire des photos. Les souvenirs sont dans la tête : les rapides, les batailles entre rafts, les instructions « tout droit », « à droite », « avant droit, arrière gauche », la douce fraicheur de l’eau du gave…

Après-midi : Colline aux Marmottes. Là, par contre, aucune excuse pour ne pas prendre de photos. Et d’ailleurs, je pense qu’elles parlent d’elles-mêmes !

Soir : Veillée « Bayen Quizz ». Réponse A, B, C ou D ? Nous avons par exemple appris que le cabécou est un fromage du sud-ouest et que le tour de France à commencé en 1903.

Mardi 26 juillet

Pour la première randonnée du camp nous partons à l’assaut du cirque de Gavarnie, un grand classique, et son plateau de Bellevue.

Tout le monde a été efficace ce matin pour les préparatifs, nous avons tenu les horaires. Après un tour de Capou-mobile (notre prestataire de transport) nous voila plongé dans ce fabuleux paysage… cette purée de nuages. Heureusement, celle-ci s’est rapidement dégagée pour laisser place au panorama.

Après le repas, nous avons découvert une cascade cachée dont nous avons profité de la fraicheur pour mieux digérer.

Ce soir, la veillée « Bayen-week » a ravi tous les amateurs de mode.

Lundi 25 juillet

Nous nous sommes tous retrouvés à la gare de bon matin pour découvrir nos frimousses masquées. Le voyage en train fut calme et nous sommes arrives à la grange pour déguster nos piques niques.

Tout le monde à ensuite trouvé sa place dans la grange.

Des jeux en extérieur pour profiter du temps encore clément, bien qu’un petit peu nuageux.

Après nous être régalés du riz grand pavois de Claire, nous avons terminé la journée par une veillée pour apprendre à mieux nous connaitre.

Les nouvelles du Camp Enfants 2022

Dimanche 24 juillet

Alors, vous avez trouvé la solution ? Oui ? Bravo ! Mais chut, gardez le secret bien enfoui dans la gibecière de votre mémoire, car, l’énigme du Sous-Fakir désordonné est un grand classique des Grands Jeux de Bayen.
Le principe du Grand Jeu était simple : une équipe, un appareil photo, et l’alphabet. Il faut prendre une photo de quelque chose qui commence par un « A », de quelque chose qui commence par un « B », et ainsi de suite.
Ça semble facile, vu comme ça, mais allez donc trouvez un Zoulou ou un Zèbre dans les rues de Luz Saint Sauveur…
Sans compter qu’il y avait tout de même des questions compliquées, comme « Quel était l’emblême de François Premier ? ».
Déjà, il faut savoir qui était François Premier. Après mûres réflexions, il semblerait qu’il s’agisse d’un Roi, de France à priori, à qui on aurait coupé la tête… Non, on ne lui a pas coupé la tête, c’était avant que le bon docteur Guillotin fasse progresser l’humanité avec sa belle machine. De toute façon, ce n’est pas la question. C’est quoi, un emblème ? Il paraît que pour les rois, la mode était à une bestiole qui symbolisait leurs qualités… Bon, alors un lion ? Un loup ? Un renard ? Un tamanoir ? Un crapaud ? Et ce serait quoi les qualités symbolisées par un crapaud ? Ben oui, le crapaud, ça se transforme en prince quand on lui fait un bisou ! Allez, on vous aide, ce n’est pas un crapaud, mais c’est quand même un batracien… A l’époque, on le pensait capable de vivre dans le feu, c’est jaune et noir… Une Sa… Une Salopette ! Une Salamanque ! Une Salamandre !
Bravo ! Néanmoins, on vous déconseille absolument, lorsque vous trouvez une salamandre, de la jeter dans le feu pour lui faire plaisir. C’est un animal extrêmement contrariant, et, au lieu de vous dire merci, elle boude et elle explose…
– « Nous, à l’église des Templiers, on a vu, gravée dans la pierre, une espèce de lézard qui crache du feu, comme un dragon, mais en plus petit ! Ben non, on l’a pas pris en photo, on savait pas que ça comptait pour le Grand Jeu… ».
– « Nous, on a un photographe fou, qui prend absolument tout en photo : ce qui bouge, mais c’est généralement flou, ce qui ne bouge pas, mais c’est souvent flou aussi, parce que c’est lui qui bouge… Il a bien dû prendre la salamandre… Ouais, c’est pas trop flou, on la reconnaît presque ! ».
Il y avait une autre énigme : il paraît qu’un poète qui partait souvent demain, dès l’aube, a écrit une phrase dans Luz, et qu’il faut la retrouver. Alors là, fastoche ! On a les Misérables dans le camp : Victor et Hugo ! Pouf, la phrase est débusquée (rien d’important, il dit que Luz ça veut dire lumière) et la photo est prise !
Troisième énigme : C’est quoi, un Sous-Fakir désordonné ? Eh les parents, vous nous aidez ? Non, vous n’avez pas trouvé ? On ne peut pas compter sur vous, quoi… Heureusement que vous n’êtes pas au camp…
Allez, on vous aide : désordonné, ça veut dire que les lettres ne sont pas dans le bon ordre… Sous-Fakir, mis dans le bon ordre, ça fait… Four à Skis !!! Nous, toutes les équipes ont trouvé : il est près de la maison de la Vallée de Luz, qui fait aussi cinéma, mais cette année, on a pas eu le temps d’y aller…

Les résultats vont être proclamés, mais il semblerait bien que certains aient exabusé : 14 photos prises dans le même magasin de peluches. Thierry, le Président de la FFGJB (Fédération Française des Grands Jeux de Bayen) est intraitable : on a voulu le prendre pour un jambon, et il veut rétrograder l’équipe coupable. C’est son syndrome des Girondins… Le CNOSF va être saisi…

Après notre dernier repas à la Grange, ce sera la dernière veillée. Et demain, on vous retrouve à la gare de Saint Médard d’Eyrans à 14h47, tout bronzés, avec des souvenirs plein les yeux et l’envie de revenir à Bayen l’an prochain.
Sans oublier que le dimanche 11 septembre, on se retrouve tous à Saint Médard pour les 50 ans de Bayen ! Il y aura une grande Chasse au Trésor, mais attention : il n’y a jamais eu de four à skis sur la commune…

Samedi 23 juillet

Qu’est-ce que le courage ?

Une légende urbaine prétend qu’un candidat au bac, découvrant ce sujet lors de l’épreuve de philosophie, aurait rendu sa feuille avec uniquement « Le courage, c’est ça ».  Et que le jury, époustouflé par son audace, lui aurait mis 18 sur 20. C’est bien sûr totalement inventé, et cela n’a rien à voir avec le courage, c’est juste de la paresse intellectuelle. Et qui peut croire qu’un jury aurait pu lui mettre autre chose que la mention « A l’année prochaine » ?

Henri de la Tour d’Auvergne, vicomte de Turenne, pris de tremblements incontrôlables au moment de se jeter dans la bataille, s’était écrié : « Tu trembles, carcasse, mais tu tremblerais bien davantage si tu savais où je vais te mener ! ». Là, on se rapproche davantage du sujet : le vrai courage, ce n’est pas ignorer la peur, c’est lui imposer sa volonté, la domestiquer…

Mais si l’on veut vraiment décrire le courage, et même Le Courage, c’est dans les Pyrénées qu’il faut se précipiter, pour voir les petits Bayennais dans leurs aventures du jour, Rafting et Accro-branche.

Là, oui, il faut la vaincre, l’appréhension. Parce qu’un montagnard, c’est fait pour avoir les pieds solidement ancrés à la pente, pas pour se risquer sur l’eau comme un simple marin folklorique à pompon, pas pour grimper dans les arbres pour jouer les Tarzan au petit pied.

Imaginez, chers parents, imaginez que vous êtes dans votre canapé : Monsieur Eddy présente la Dernière Séance, il vient d’annoncer le grand film de la soirée. C’est « La rivière sans retour », avec Marilyn Monroe et Robert Mitchum. Les lumières s’éteignent, et vous voilà emportés sur des flots impétueux, juchés sur un radeau tellement de fortune qu’une méduse vous rirait au nez en le voyant…
Eh bien, tout ceci, c’est de la roupie de sansonnet, de la gnognotte en branches à côté de la furie du Gave sur lequel les enfants vont devoir s’aventurer, à bord de canots gonflables que la moindre souche perfide ou le plus petit rocher malveillant vont déchiqueter sans coup férir, précipitant leurs infortunés passagers au milieu des tourbillons qui vont les engloutir dans les gouffres amers dont cause Baudelaire…

Et pourtant, ils l’ont fait ! Toutes ! Tous ! Dirigeant le frêle esquif d’une main de fer sur la pagaie, ils se sont joué des rapides, riant à gorge déployée des paquets d’écume furieuse qui tentaient de les précipiter dans l’onde glacée…

Et ensuite, sans autre repos qu’un maigre casse-croûte mangé sur le pouce, ils se sont hissés sur des ponts de singe brinquebalants, sur des plates-formes étroites et glissantes, accrochées à la canopée perdue dans des brumes fétides, où sans nul doute règnent les serpents constricteurs et les araignées venimeuses. Ils se sont lancés sur des tyroliennes menaçant à tout moment de rompre, dérisoires fils d’Ariane auxquels il faut remettre son existence…

Et là encore, ils l’ont tous fait ! Et en riant ! En se moquant de la peur délicieuse qui leur chatouillait le ventre, et du vide qui semblait les appeler pour mieux les attirer à lui…

Evidemment, vu de Bordeaux, vous vous dites pour vous rassurer que l’histoire est un petit peu enjolivée, que Thierry n’est pas totalement inconscient, que la chair de votre chair n’a pas pu être autant exposée à tous ces dangers impitoyables…

Certes. Mais dites-vous bien que les aventures ne deviennent des Aventures que lorsqu’on les raconte.

Quand vous voyez passer le Tour de France, vous vous dites « Bof, ce sont des gens qui pédalent, comme moi lorsque je vais chercher mon pain à vélo à la boulangerie du village ». Mais dès lors que vous lisez le compte-rendu de leurs exploits dans l’Equipe, sous la plume d’Antoine Blondin il y a trente ans ou d’Alexandre Roos aujourd’hui, lorsque vous les regardez à la télé, et que Robert Chapatte pour les plus âgés, Thomas Voeckler, Laurent Jalabert ou Marion Rousse pour les contemporains, vous les font vivre avec des superlatifs plein la musette, là, les poils de vos bras se hérissent et vous basculez dans un autre monde.

Autre exemple, plus classique, peut-être : Ulysse, qui soi-disant aurait mis dix longues années pour revenir de Troie à Ithaque. Mouais ! Sur un paquebot Costa Croisière, il suffit d’une nuit de navigation : la soirée du Commandant (avec cotillons et serpentins, buffet à volonté, champagne du Péloponnèse…), un petit dodo, et on y est…

Mais lorsque le gars Homère attrape sa lyre et vous déclame l’Odyssée (et en grec ancien, s’il vous plaît, ce qui n’est pas donné à tout le monde, notez-le bien), ce n’est plus la même musique. Polyphème le Cyclope qui se fait un marin grillé le matin au petit déjeuner, Circé la magicienne qui veut absolument transformer ceux qui restent en porcs Noirs de Bigorre, les tempêtes inouïes et les dangers tous plus dangereux les uns que les autres… Là, oui, on est dans l’épopée…

Comme vos enfants ne vous diront rien d’autre à leur retour que « C’était bien, on s’est bien amusés », ce message vous permet un peu de vivre leur séjour par procuration…

Bon, ce n’est pas tout ça, mais ce soir, c’est la boum, qui a été avancée de 24 heures, parce que lundi, il faudra se lever tôt pour revenir vers vous…
Et demain, shopping à Luz, d’où vos chérubins vous ramèneront d’inimitables et authentiques souvenirs locaux, et puis le Grand Jeu, où il leur faudra découvrir le Trésor après avoir déchiffré des indications absconses, du style « Rendez-vous au pied de l’ancien Sous-Fakir désordonné ».

Eh oui ! Cherchez de votre côté, vous aurez la solution demain soir…

Vendredi 22 juillet

Flash spécial : ce sont bien les Suricates qui ont gagné le Grand Jeu organisé par nos apprentis BAFA hier soir… Mais chaque participant a bien gagné un Lion, soit deux mi-Lion, dégusté dès le petit déjeuner ce matin.

La journée d’aujourd’hui était placée sous le signe de la biodiversité. Deux membres des Moucheurs des Coteaux Bordelais (rien à voir avec des enrhumés à risques de Covid, voir leur site www.moucheurs-des-coteaux-bordelais.com) ont fait le voyage pour faire découvrir aux enfants le monde aquatique qui se niche dans et au bord des rivières.
Maintenant, vous enfants sont incollables : il ont soulevé les galets du Gave, et ont découvert des escargots, des larves d’insectes, tout une faune qui foisonne et que l’on ne soupçonne même pas si l’on a pas l’oeil exercé du naturaliste.
Par exemple, ils vous diront que, si en soulevant les galets sur un mètre carré, on trouve trois larves de Trichoptères, la qualité de l’eau est de 20 sur 20. Et là, ils en ont trouvé plus d’une vingtaine. Ce qui veut dire que l’on a une eau riche en oxygène, en éléments nutritifs, pure et non polluée.
Ils vous diront aussi que quand, sur une petite plage ombragée, on déguste de la saucisse sèche et du jambon de pays en admirant le paysage, bercés par le doux glouglou de l’onde bondissante, le bonheur n’est pas très loin…
Le déjeuner terminé, tout le monde s’essayait, canne à pêche en main, au lancer à la mouche. Sans hameçon, bien entendu, pour deux raisons absolument incontestables : la première, parce qu’il n’est pas question de tuer les demoiselles arc-en-ciel ; la deuxième, parce qu’avec le vacarme produit, aucune d’entre elles ne se serait risquée à moins d’un kilomètre à la ronde…
Franz Schubert, plagiant honteusement Caton le Grand, répétait à tout propos : « Carthage doit être des truites ». Nous approuvons totalement : les salmonidés doivent être aussi chez eux à Bayen…
Ce soir, Pascal nous fait un Gaspacho Oranais. Rien à voir avec la soupe froide qui pousse dans des parallélépipèdes rectangles au supermarché.
Vos enfants vous donneront la recette et vous pourrez vous y essayer cet hiver, pour qu’ils se remémorent leur semaine à la Grange, bien plus rigolote que les souvenirs de Marcel Proust, qui magnifient bêtement une madeleine hyper banale…

Demain sera une journée trépidante : Accro-branche et Rafting. Adrénaline assurée. Ne vous inquiétez pas : tout est sous contrôle, les animateurs et les encadrant brevetés seront là pour assurer et accompagner votre progéniture.
D’autant que nos deux naturalistes sont formels : les horribles bestioles vues dans le Gave ne se nourrissent d’enfants que lors des années bissextiles. Quand au Crocodile des Montagnes, tristement célèbre dans le Pays Toy pour sa férocité, il ne vient au-dessous de 1 500m d’altitude que très rarement. Et c’est encore plus exceptionnel de le voir chasser à l’affût dans les branches des arbres…

Jeudi 21 juillet

Aujourd’hui le Tour de France passait par Argelès Gazost pour monter au Hautacam. Autant dire qu’il ne fallait pas avoir recours à la Capoumobile, tout étant bloqué de 10 heures à 22 heures. Mais il en faut un tout petit peu plus pour mettre des Bayennais dans l’embarras…
Tout le monde s’est mis en route ce matin pour une petite randonnée. Mais même si la Ferme des Cascades se trouve sur la commune de Sazos, y grimper à froid, quasi au réveil, le ventre à peine lesté d’un petit déjeuner digne de la Trappe, tire quand même sur les vaillants petits mollets… On enchaînait avec un tour dans les hauts de Sazos, puis la descente à la Grange pour une pause méridienne bien méritée.
Comme vos chérubins se rappellent vaguement qu’ils ont des parents, avant qu’ils ne l’oublient totalement, il était urgent de consacrer un atelier « cartes postales » où vous trouverez des messages qui étancheront votre soif de nouvelles, du style : « Je m’amuse bien, c’est super. Bisous ».
Place ensuite aux Olympiades de Bayen, où quatre équipes s’affrontaient dans des épreuves redoutables de lancer d’anneaux sur des piquets rétifs, qu’on aurait dit mouvants. D’autres où il fallait mobiliser tous ses sens pour reconnaître différentes odeurs étranges (vinaigre, grenadine, patchouli, …). Puis des choses aussi bizarres à identifier les yeux bandés que le goût de la confiture d’abricot, de la mayonnaise, du beurre ou du dentifrice. Et aussi reconnaître des chansons sur leurs 5, 10, voire 15 premières notes, puis les chanter, de manière plus ou moins juste, mais assurément d’une voix puissante…
La journée n’était pas finie pour autant, puisqu’après le repas, une partie de Lucky Luke endiablée occupait la troupe pendant que nos trois animateurs en cours de formation BAFA mettaient l’ultime patte à la préparation du grand jeu « Qui veut gagner des Mi-Lion ». La partie fait encore rage en ce moment, alors que les quatre équipes sont toujours à égalité, dans un suspense quasi insoutenable…
Flash spécial : l’équipe des Suricates vient de gagner une épreuve, dans un tonnerre d’applaudissements. Iront-ils au bout ? Vous le saurez demain, sur le même canal. Essayez de penser à autre chose si vous voulez fermer l’oeil cette nuit (comptez des moutons, nous nous passons notre vie à compter des colons), et à demain…

Mercredi 20 juillet

Après la grosse journée d’hier, le réveil était à la carte, entre 7h30 et 9h, pour que tout le monde puisse récupérer. Et c’est vers 8h que la majorité du groupe venait au petit déjeuner.
Après la préparation du sac (de la même façon que pour partir en montagne) c’était le départ vers Argelès Gazost, pour aller à la rencontre des animaux des Pyrénées. Ils étaient tous là : les ours, les lynx, les loups, les isards, les mouflons, les marmottes, les chevreuils, les cerfs… Sans oublier les petites chèvres, qui se taillent toujours une part de lion dans la popularité, à égalité avec les marmottes, car on peut les approcher, les nourrir et les caresser au passage. Pour les ours et les loups, c’est plus compliqué, et il n’y a pas dans la troupe d’élément perturbateur qu’on pourrait avoir envie de pousser dans les enclos…
Inutile de vous dire que les appareils photos n’ont pas chômé, et que vos frigos vont bientôt pouvoir s’enorgueillir d’au moins 17 photos de nos chers colons gavant les marmottes de carottes et les chèvres de pop-corn, avec en prime un pêle-mêle de tous les habitants des montagnes, sauf le grand tétras et le desman, qui étaient absents mais excusés…
Vous verrez aussi sans doute le portrait des loutres géantes d’Amazonie, qui, à priori, semblent bien loin de chez elles. Voici une explication, rapportée par les enfants, qui ont pu surprendre au vol une conversation animée :
– « Je t’avais bien dit de prendre à gauche en sortant de l’Amazone pour remonter vers nos vacances sur l’Orénoque ».
– « Oui, mais mon pote Albert m’avait conseillé de filer tout droit : c’est un raccourci qui évite les bouchons ».
« – Albert, c’est un gros nul. A cause de lui, on a traversé l’Atlantique, remonté le Gave de Pau, et nous voici dans ce gîte à Argelès ».
« – Mais c’est chouette ici, on est bien logés, et il y a des tas d’admirateurs qui nous prennent en photo ».
« – Peut-être, mais les arrhes de notre location seront perdus, et moi je rêvais de voir l’Orénoque. J’aurais dû écouter ma mère qui me disait toujours… ».
Le brouhaha des visiteurs n’a pas permis d’entendre la suite…

Après le repas, une dame vient nous organiser un Escape Game.
Mais comme c’est secret, impossible de vous en dire davantage : il va vous falloir patienter, vous aussi, pour en savoir plus. A tout à l’heure…

Ça y est, le jeu vient de se terminer. Pour vous faire simple : un berger, atteint de crétinisme congénital (de toute mémoire, on n’a jamais mangé cinq fruits et légumes par jour dans sa famille) a rangé la trompe qui lui sert à rameuter son troupeau dans une boîte à secret, elle-même enfermée dans une malle, protégée par moult cadenas à combinaison. Il a bien tenté de rédiger des parchemins pour se souvenir des codes, mais il en manque la moitié. Un cas, quoi !
Heureusement pour lui, les Bayennais ont de la jugeote à revendre, et, en une heure chrono, les quatre équipes ont toutes réussi à récupérer leur trompe pour nous offrir un concert du plus bel effet. Colons, animateurs, tous ont phosphoré dur pour lui rattraper le coup. Il nous doit bien quelques tommes de brebis, s’il a pour deux sous de reconnaissance…
Bon, maintenant, il va falloir songer à rejoindre les bras de Morphée, parce que demain matin, randonnée à partir de la Grange, puis, l’après-midi, les Olympiades de Bayen.
Et dire que vous pensiez vos enfants en vacances…

Mardi 19 juillet

Ce matin, le réveil a sonné à sept heures, l’heure des braves. Et la troupe ne manquait pas de courage…
Sitôt le petit déjeuner englouti, c’était la vérification des sacs à dos, avec les gourdes remplies, la casquette, les lunettes de soleil, la crème solaire et le contrôle des lacets.
Pierre Capou attendait tout le monde un peu plus haut vers Sazos, et le bus décollait vers Gavarnie.
D’un pas auguste de montagnards aguerris, nos jeunes aventuriers prenaient le chemin de la Grande Cascade, pour s’arrêter près du torrent pour la pause casse-croûte réparatrice. Et quand on est au bord du Gave, qu’il fait chaud, quoi de plus naturel que de jouer, de s’éclabousser et de faire des ricochets ?
Au retour sur Gavarnie, une brigade de CRS faisait de la sensibilisation aux bonnes attitudes à adopter en montagne. Ô joie : selon eux, tremper sa casquette dans l’eau et se la mettre sur la tête est tout à fait adéquat. Comme quoi, nos Bayennais ont un sens inné de randonneurs…
Après avoir passé les épreuves et répondu aux questions, tous obtenaient leur magnifique diplôme officiel et, en récompense, les CRS les accompagnaient sur un mur d’escalade. Assurés par les policiers, tous se lançaient dans l’ascension, bien sanglés dans leur baudrier.
Il y avait de grands sourires au retour à la Grange, et une bonne douche s’imposait.
Toutes ces aventures avaient grand ouvert l’appétit, et les saucisses de Sajous, pourtant conséquentes, n’avaient guère le temps de souffrir. C’est un plaisir de voir qu’ils ont tous bon appétit…
En ce moment a lieu une grande veillée qui mêle colons et animateurs, alors qu’un petit orage a rafraîchi l’atmosphère, mais ne devrait pas nous perturber plus que ça…
Demain, découverte de la faune des Pyrénées au Parc Animalier, plus connu à Bayen sous le vocable de « Colonne aux Marmites ».
Les appareils photos vont chauffer…

Lundi 18 juillet

La canicule, comme on pouvait le craindre, a causé quelques perturbations sur les voies ferrées. Mais dans notre malheur, nous avons eu de la chance : alors qu’on annonçait trois heures et demie de retard, celui-ci a été réduit à un peu plus de deux heures…
Les enfants ont bien rallié Lourdes, où la maison Capou a été, comme d’habitude, hyper accomodante avec Bayen, jonglant avec ses plannings pour éviter une attente sous le cagnard (bien moindre qu’à Bordeaux, mais plus qu’à Bayen, où il fait 26° dans la Grange…).
Les voici en approche : les boissons sont au frais et les attendent…
A tout à l’heure…
Après quelques jeux pour mémoriser les prénoms et une bonne douche rafraîchissante, nous avons dîné. A la grande satisfaction des cuistots, tout le monde a mangé de bon appétit, et il a fallu arracher la part témoin avant que les plats ne soient liquidés.
Une fois la salle débarrassée et la vaisselle rangée, la veillée s’est tenue devant la Grange.
Nous avons eu la surprise de la visite du Grand Maharadjah qui recrutait pour son armée : il suffisait de lui offrir deux cadeaux pour être accepté. Mais gare si les cadeaux n’étaient pas de son goût : condamnation à avoir la tête coupée. Par bonheur, nous disposions d’habiles ambassadeurs, qui ont su faire appel à la magnificence et à la clémence de Sa Hauteur. Après quelques tentatives, tout le monde a trouvé deux cadeaux à la convenance du Commandeur de la Foudre Céleste…
Maintenant, c’est la revue de ce qu’il faut mettre dans le sac à dos pour la randonnée de demain vers la Grande Cascade de Gavarnie.
Le bus prend toute la troupe à 8h30. Réveil à 7 heures. Alors, tout le monde va aller faire un dodo réparateur…
A demain !

Dimanche 17 juillet

Bonsoir !
Demain matin, nous avons rendez-vous à 7h30 à la gare de Saint Médard d’Eyrans. A 8h11, le train nous emmènera à Bordeaux Saint Jean, puis, de là, à Lourdes, où la Capoumobile nous attendra pour nous conduire à la Grange, juste à temps pour déguster les sandwiches amoureusement préparés par les parents…
A demain pour les premières aventures à Bayen !

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