Auteur/autrice : Olivier Page 1 of 2

Les nouvelles du Camp Enfants 2024

Dimanche 14 juillet

Bonjour,

Et voilà, le temps passe inexorablement, et notre camp touche à sa fin.
Les enfants sont descendus à Luz ce matin pour y faire leurs emplettes, et il semblerait que vous n’ayez pas été oubliés, surtout si vous aimez le saucisson. Mais je m’égare, et ces petits m’en voudraient de divulgâcher leurs surprises.
Cet après-midi, direction Lau-Balagnas, avec sa piscine et ses toboggans aquatiques. Autant dire que la mélancolie n’est pas invitée à la fête.

Avec la dernière soirée où l’agenda est épais, entre le repas (apéro, burger-frites, glace), les jeux, la chorégraphie répétée toute la semaine et enfin la boum, je n’aurai guère le temps de me lancer dans le lyrisme.

Je voudrais pourtant vous dire le plaisir que nous avons eu à partager ce camp avec des enfants adorables, dotés d’un bel appétit (nous n’avons absolument rien jeté, à aucun repas), et toujours enthousiastes quelle que soit l’activité proposée. S’il faut leur chercher un petit défaut, c’est leur propension à monter le niveau sonore durant les repas, obligeant l’équipe d’animation à de fréquents rappels à la Loi. Mais bon, c’est bien pour pinailler…
Cette équipe d’animation, justement, parlons-en en un seul mot : topissime !
Bien entendu, les deux co-Directrices, Marianne et Lucile, ont de l’expérience et sont rompues à l’encadrement d’enfants. Tout roule comme sur des rails, le programme, fignolé bien avant le départ, est tenu et les imprévus semblent anticipés tant ils ne perturbent en rien la vie à la Grange. Justine commence elle aussi à être bien rôdée : après deux camps l’an dernier, son BAFA en poche, elle enchaîne encore deux camps cette année. Clément, lui, l’a obtenu il y a quelques semaines et fait sa première « colo » comme animateur titulaire. Aucun souci d’intégration de gestion du groupe de garçon dans la tente. Enfin, Amélia et Emma, en formation, n’ont pas mis longtemps à prendre leurs marques.
Non, je n’oublie ma chère et tendre Sylviane, toujours présente, toujours attentive, intraitable sur le nettoyage et sur la fraîcheur des produits. Pour nous, c’était un camp de plus, mais où nous avions, comme l’an dernier, le bonheur d’avoir notre fille et notre petit-fils près de nous…
Avec tout ce beau monde, direz-vous, nous battons le record du monde de l’encadrement : 8 adultes pour 22 enfants. C’est vrai, mais encore faut-il que la mayonnaise prenne et qu’en plus elle ait de la saveur, où chaque ingrédient apporte sa touche pour ravir les papilles…
A midi, au repas, le camp de l’an prochain était déjà évoqué, ce qui est bien le signe d’un bien-être ressenti par tout le monde…

A demain à la gare de Saint Médard, pour retrouver vos filles et vos fils comme vous les aviez laissés, mais un peu changés aussi, grandis et devenus plus autonomes, pleins de beaux souvenirs de nos belles Montagnes Pyrénées…

Samedi 13 juillet

Bonsoir !
Ce matin, il y avait le Grand Jeu, prélude d’une journée placée sous le signe du Tour de France. En conséquence, les épreuves faisaient la part belle à la Petite Reine et à la Grande Boucle. Mais en hommage à Louis Bozon, infatigable arpenteur des régions de l’Hexagone, commençons par la présentation de la Vallée :
– « Chers amis, Bonjour !
C’est un plaisir de vous retrouver aujourd’hui pour une nouvelle édition du jeu des Mille Héros. Aujourd’hui, nous sommes dans le charmant village de Sazos, niché au cœur des Hautes-Pyrénées. Ici, c’est avant tout une histoire de montagnes majestueuses et de vallées verdoyantes, une invitation à la découverte et à l’émerveillement. 
Sazos offre une vue plongeante sur Luz-Saint-Sauveur, un autre joyau des Pyrénées. Victor Hugo, fasciné par la beauté du site, l’a immortalisé ainsi : « Ce village, ils l’ont appelé Luz, lumière ». Les maisons entourent l’église des Templiers, témoignage de la présence des célèbres chevaliers dans la région. Cette église fortifiée, avec son architecture unique, est un véritable trésor du patrimoine médiéval. Avec le Château Sainte-Marie, perché sur les hauteurs et qui offre une vue panoramique exceptionnelle, le visiteur plonge dans l’histoire tumultueuse de la région.
Nous sommes en plein cœur du Pays Toy, le pays de l’agneau à l’appellation contrôlée « Barèges-Gavarnie ». Les habitants, qui portent haut le nom de « Toys », y sont fiers de leur patrimoine et de leur culture.
C’est avec grand bonheur que nous allons voir les enfants concourir dans les épreuves concoctées par l’équipe d’animation. ».
Je ne vous décrirai pas la frénésie qui s’est emparée de la troupe joyeuse et virevoltante, ni de l’application mise par chacune et chacun pour triompher des chausse-trappes. Encore moins des cris de victoire à l’issue de ces Jeux où nos héros semblaient effectivement mille tant leurs cris résonnaient dans toute la vallée…

Puis vint le moment d’aller voir passer le Tour de France. En voici le récit, comme l’aurait peut-être écrit (en beaucoup mieux) Antoine Blondin dans l’Equipe :
« En cette journée où le soleil s’acoquina avec les cimes pyrénéennes, le Tour de France nous offrit un ballet majestueux de souffrance et de gloire. Le départ se fit de Pau, cette cité royale où l’ombre d’Henri IV veillait encore sur les rues pavées. Très vite, la tranquillité laissa place à l’ardeur des coups de pédale, chaque montée devenant une strophe d’un poème épique.
Les coureurs affrontèrent le triptyque redoutable : le Tourmalet, l’Hourquette d’Ancizan, et enfin le Pla d’Adet. Ces trois cols, dont deux classés hors catégorie, se dressèrent comme autant de remparts à franchir.
Nous étions postés, avec les enfants, derrière le petit muret qui longe la route de Luz, au droit de la passerelle qui traverse le gave pour rejoindre Saligos.
Longue fut l’attente, heureusement trompée par un pique-nique salvateur, lorsque nous vîmes la caravane publicitaire défiler dans un tourbillon de couleurs et de musique. Les enfants, les yeux écarquillés et les bras chargés de casquettes, bobs, mini saucissons et bonbons tombés comme une manne céleste de l’incroyable cohorte des véhicules transformèrent ce moment en fête avant le grand combat. 
Puis, les échappés arrivèrent, parmi eux, Biniam Girmay en maillot vert et le champion du monde Mathieu Van der Poel.
Trois minutes plus tard, le peloton apparut, où Pogacar, se détachant du serpent bigarré des coureurs dans son habit de lumière, élaborait sa stratégie avec ses coéquipiers, tel le général Alexandre se lançant aux confins du monde connu.
Nous laissant derrière eux, les forçats de la route fondirent vers le Tourmalet : Premier défi, ce col mythique vit les premières escarmouches, décimant les rangs des téméraires.
Puis vint la Hourquette d’Ancizan : Moins célèbre mais tout aussi impitoyable, cette montée fut le théâtre des stratégies les plus fines. L’infatigable Nils Politt, à la planche durant plus d’une heure pour limiter l’écart à quatre minutes au maximum, joua sa partition avec brio.
Ultime épreuve, la montée vers Pla d’Adet fut le champ de bataille final. Revenus à la Grange, nous vîmes Adam Yates jouer sa partition à la perfection, portant une attaque à sept kilomètres de la ligne, dans le but de servir de point d’appui à Tadej Pogacar.
Trois bornes plus loin, le Maillot Jaune se dressa sur les pédales, et, martyrisant sa machine, se livra à un récital homérique, laissant ses adversaires sans réponse. 
Tel un Ulysse moderne, il dompta la pente, remportant sa treizième victoire sur le Tour de France. Jonas Vingegaard et Remco Evenepoel, qui ce matin encore prétendaient le jeter à bas de son trône se retrouvèrent relégués à des rôles de figurants sublimes.
En ce jour, le Tour de France nous offrit un spectacle digne des plus belles épopées. Les montagnes pyrénéennes, témoins muettes de cette lutte titanesque, résonneront encore longtemps des cris des enfants et des exploits de ces hommes qui, le temps d’une journée, touchèrent du doigt l’éternité. »

Pour terminer la journée, les enfants sont en train de mener l’enquête, dans un jeu de Cluedo : qui a saboté le vélo de Raymond Poulidor, le grand-père de Mathieu Van der Poel ? Affaire à suivre…

Vendredi 12 juillet

Avant toute chose, toute l’équipe d’animation se joint à moi pour vous rassurer : s’il y a eu de gros orages sur Lourdes, où des grêlons gros comme des balles de ping-pong ont causé de gros dégâts, ici, nous n’avons pas été touchés. Il est tombé à peine quelques gouttes dans la nuit, mais tellement peu que le sol était sec ce matin.
En conséquence, aucun souci pour les dormeuses et dormeurs sous tente, qui n’ont même pas entendu le tonnerre dans le lointain…

Nous voici donc partis pour le cinquième jour du camp…

Ah les amis, je vous prie de croire que vos enfants ont bon appétit ! Ma grand-mère avait une expression imagée : « Celui-ci, il vaut mieux l’avoir en photo qu’à table ! ». Eh bien c’est le cas de vos enfants. Depuis le temps que je cuisine à Bayen, vous pensez si j’en ai vu, des morfales ! Mais là, ça force le respect. La nuée de sauterelles qui s’abat sur l’Egypte dans la punition divine dont cause la Bible, c’est de la gnognotte en branche à côté de ces clients.
Vous voulez un exemple ? Prenons le repas d’hier soir : melon, plat farci et gâteau 5-4-3-2-1 aux poires. On s’était dit avec Sylviane que d’habitude, ils nous liquident tous les plats, mais que là, les aubergines, les courgettes et les tomates cuites, ils allaient tordre le nez dessus. Il suffisait d’en faire une belle quantité, et il nous en resterait pour les repas que nous faisons seuls à la Grange quand ils partent en vadrouille. Pour 30, on avait compté 3kg de patates, 3kg d’aubergines, 3kg de courgettes et 2kg de tomates. Plus la farce : 1kg de steak haché, 1,5kg de chair à saucisse et 0,5kg d’oignons. Trois grands plats à four !
Eh bien dites-vous qu’il a fallu se battre pied à pied pour arriver à soustraire la part témoin que l’on se doit de conserver au cas où ! Liquidés, les trois plats : un coup pour rigoler, et un coup de rabe pour l’estocade. Ah, les gueux ! Je ne cause même pas du gâteau (deux grandes plaques à four), qui n’a pas souffert et ne s’est pas senti partir…
Et c’est comme ça tous les jours, il y a intérêt à usiner dur pour fournir…
Du coup, j’ai voulu revendiquer. Mais vous connaissez la Trésorière : dès qu’on parle dialogue social ou augmentation, elle sort son flingue. Et pas le Chassepot du pékin moyen : du matos de concours, le chouette appareil à composter les couennes pachydermiques ! Je suis rentré dans le rang vite fait, croyez-moi !
Il y a malgré tout un avantage : les commerçants de Luz sont charmants avec moi. A la Boulangerie des Gaves ou chez Sajous, j’ai droit à des grands sourires et des « Ah, voilà Bayen ! » dès que je passe la porte. Pour vous dire : chez Carrefour, ils ont même embauché une jeune fille dont le seul boulot est de répandre un tapis de pétales de roses devant mon chariot lorsque je fais les courses. Je n’exagère pas ! Il paraît même que Ferrari et Aston Martin cherchent à ouvrir une succursale dans la vallée tellement il y a de la demande chez ces nouveaux riches…

Mais je m’égare : ce matin, l’équipe d’animation proposait aux enfants de fabriquer des maisons de fées. Je ne vais pas pouvoir vous raconter, le mieux est que vous regardiez les photos pour vous faire une idée des belles demeures nées de l’imagination des différentes équipes. Pas de jury, pas de classement : juste le plaisir de créer et celui de contempler…

Cet après-midi, après les derniers fignolages sur les maisons de fées, direction la Ferme des Cascades, en haut de Sazos, histoire de rencontrer les chèvres, leur vie, leur œuvre… Tenez, prenons, au hasard, la Blanchette :
Ah ! qu’elle était jolie la petite chèvre de Sazos ! Qu’elle était jolie avec ses yeux doux, sa barbiche de sous-officier, ses sabots noirs et luisants, ses cornes zébrées et ses longs poils blancs qui lui faisaient une houppelande ! Et puis, docile, caressante, se laissant traire sans bouger, sans mettre son pied dans l’écuelle. Un amour de petite chèvre !
– «  Stop Coco !!! Tu ne te foules pas, tu nous refiles du Daudet, directement copié-collé d’Internet ! Escroc ! Plagiaire ! ».
– « Bon, d’accord. On essaie autre chose… Madame Blanchette, racontez-nous votre vie à la Ferme des Cascades… ».
– « Bêêê… Vous savez, ici, on mène une vie saine, simple et rustique. Nous sommes en liberté aux alentours, dans les prés. Et matin et soir, c’est la traite, qui se fait au son d’une musique douce, avec les poules qui vaquent autour de nous, picorant de-ci, de-là… C’est bon pour notre psychisme, et, en conséquence, pour la qualité du lait. Là, par exemple, vous voyez, toutes les chèvres claires vont se rendre à l’étable. C’est la traite des blanches… Et puis ce seront les foncées qui viendront ensuite. Et nous nous retrouverons toutes ensemble pour aller déguster les fleurs de la prairie… ».
– « Une vie simple et au grand air, dans une ambiance de franche camaraderie, des menus gourmands et équilibrés, cela ressemble à un camp de Bayen. C’est formidable, mais les soirées d’hiver, lorsque la neige vous confine, n’est-ce pas un peu long ? ».
– « Bêêê oui. Il faut prendre son mal en patience. Certaines, pour le sabbat, voudraient bien aller au Belzébuth, la boîte à la mode… Mais c’est interdit, alors on oublie, on n’en fait pas tout un fromage… D’autres jouent du violon avec le chat Gall. Ce qui reste le plus efficace pour passer le temps et attendre les beaux jours, c’est encore de bouquiner… ».

Jeudi 11 juillet

De notre envoyé spécial, Kévin Frison-Roche (l’arrière-petit-cousin de la logeuse du célèbre alpiniste) :

Ce matin-là, le soleil perçait à travers les nuages qui enveloppaient le cirque de Gavarnie, offrant le spectacle majestueux de cette nature grandiose et sauvage. Les enfants, pleins d’énergie et d’excitation, se préparaient pour une journée inoubliable. Pour certains d’entre eux, c’était leur première véritable randonnée en montagne.
À leur tête, un guide expérimenté, Stéphane, un montagnard aguerri aux yeux pétillants de bienveillance, veillait à ce que chacun soit prêt pour l’aventure. Les animateurs avaient expliqué l’importance de bien s’équiper : chaussures de randonnée solides, casquette et lunettes de soleil, vêtements adaptés et gourdes remplies d’eau fraîche.
Les enfants, les yeux écarquillés, écoutaient les dernières recommandations de Stéphane avant de s’élancer sur les sentiers escarpés. « N’oubliez pas, la montagne est belle mais elle peut être imprévisible. Restez toujours en groupe et suivez mes instructions. »
La troupe s’enfonça dans la vallée, le murmure des ruisseaux et le chant des oiseaux accompagnant leurs pas. Le chemin, bien que parfois raide, offrait des panoramas à couper le souffle. À chaque virage, une nouvelle vue sur les imposantes parois calcaires du cirque se révélait, laissant les enfants émerveillés.
Stéphane s’arrêtait régulièrement pour partager ses connaissances sur la faune et la flore locales. Il racontait l’isard gracile et le bouquetin majestueux bondissant sur les rochers ou une fleur rare cachée dans un recoin ombragé. Les enfants buvaient ses paroles, fascinés par ce monde qu’ils découvraient. Stéphane leur raconta également l’histoire de la brèche de Roland, ce célèbre passage creusé selon la légende par l’épée du chevalier Roland. Bien qu’ils ne puissent la voir depuis leur position sur le plateau de Bellevue, l’histoire captiva leur imagination.
Soudain, l’un des enfants s’exclama : « Regardez, des marmottes ! » Tous les regards se tournèrent vers une petite clairière en contrebas où plusieurs marmottes s’affairaient. Quelques-unes jouaient entre elles, tandis que d’autres semblaient surveiller les environs. Plus émouvant encore, de jeunes marmottes sortaient timidement de leurs terriers, sous l’œil vigilant de leurs parents. Les enfants, captivés, l’œil rivé à la lunette d’approche de Stéphane, observaient en silence, tentant de ne pas effrayer ces adorables créatures.
Après plusieurs heures de marche, le groupe s’arrêta pour manger, avec la grande cascade de Gavarnie, l’une des plus hautes d’Europe, en toile de fond. L’Homme Couché, dessiné par les montagnes, dormait paisiblement au fond du cirque. Les enfants déballèrent leur pique-nique, savourant chaque bouchée tout en contemplant la grandeur de la nature qui les entourait.
Tout à coup, Stéphane leur signala un gros monticule incongru d’aiguilles de pin. C’était une fourmilière, dans laquelle des millions d’insectes vaquaient à leurs occupations. En posant sa main sur l’édicule, il provoqua la réaction de défense des habitantes. L’odeur de l’acide formique, âcre et prégnante, envahit les narines des explorateurs, les forçant à reculer.
Dans l’après-midi, alors qu’ils se reposaient au bord d’un torrent, Stéphane leur proposa de se tremper les pieds dans l’eau fraîche. Les enfants, ravis, enlevèrent leurs chaussures et plongèrent leurs pieds dans l’eau glaciale, riant aux éclats en sentant le courant les chatouiller.
Tandis qu’ils reprenaient leur chemin, Stéphane leva les yeux et montra un groupe de vautours fauves tournoyant haut dans le ciel. « Regardez ces majestueux rapaces. Ce sont des vautours fauves. Ils profitent des courants ascendants pour planer sans effort. » Les enfants, fascinés, suivaient des yeux les grands oiseaux qui dessinaient des cercles dans le ciel azur, ajoutant une note sauvage et libre à leur journée.
Sur le retour, ils eurent la chance d’apercevoir des lys Martagon, ces fleurs délicates et élégantes aux pétales rose vif, un spectacle rare et précieux en ces altitudes.
Ainsi se termina cette journée de randonnée au cirque de Gavarnie.
Pour ces enfants, elle resterait gravée dans leurs mémoires comme une belle aventure, une rencontre avec la montagne qui éveillerait en eux un amour et un respect durables pour la nature.

Mercredi 10 juillet

Ce matin, direction la Colline aux Marmottes, devenue depuis quelques années le Parc Animalier des Pyrénées. Sous le ciel azur et les cimes des montagnes, il se dresse tel un écrin de verdure et de vie. Les sentiers sinueux, tapissés de verdure, guident nos visiteurs émerveillés au cœur d’un royaume où la nature règne. Mais cet après-midi, il y a accrobranche, alors on ne s’arrête que devant les animaux des Pyrénées, délaissant pour cette fois les perroquets et les loutres d’Amérique du Sud…

Là, dans l’ombre des arbres, apparaît l’Ours Brun majestueux. Son regard, empreint de sagesse et de force, scrute l’horizon. Ou bien cherche-t-il simplement son pot de miel ? Sa démarche lourde et puissante témoigne de la grandeur de son espèce, autrefois souveraine des vastes forêts pyrénéennes. Mais attention à ne pas déranger sa sieste, sous peine de réveiller une vraie boule de poils mal léchée !

Un peu plus loin, dissimulés par la brume matinale, les Loups rôdent en silence. Leur allure noble et leur regard perçant incarnent la nature sauvage et indomptée. Ils sont les gardiens de la nuit, veillant sur les secrets des bois obscurs. On dit même qu’ils organisent des réunions secrètes, mais chut, c’est un secret bien gardé (surtout pour les moutons).

Silencieux et furtif, le Lynx s’avance. Ses oreilles ornées de pinceaux délicats se dressent, captant les moindres murmures du vent. Dans ses mouvements gracieux et précis, il incarne l’esprit mystérieux des montagnes, énigmatique et insaisissable. On pourrait presque le comparer à un ninja, mais avec plus de poils et moins de carapace.

Sur les pentes escarpées, l’Isard bondit avec une agilité sans pareille. Son allure légère et ses sauts audacieux défient la gravité. Tel un danseur céleste, il maîtrise les hauteurs avec une aisance divine, inspirant respect et admiration. Et il paraît que seuls les chanteurs savent où il dort…

Dans les cieux immenses, le Vautour Fauve plane majestueusement. Ses ailes déployées embrassent l’horizon, dominant les vallées et les crêtes. Il est le gardien des airs, veillant de son regard perçant sur les âmes de la montagne. Eh oui, il sait repérer le moindre sandwich abandonné par un touriste distrait…

À l’apogée des cimes, l’Aigle Royal s’élance. Sa silhouette puissante et sa vue perçante sont les atouts de sa majesté. Roi des hauteurs, il chasse avec une précision mortelle, incarnant la force et la souveraineté des Pyrénées. N’oubliez pas de lever les yeux au ciel, sinon vous pourriez bien devenir sa prochaine cible… Une fiente de pigeon sur l’épaule, c’est gênant, alors là, imaginez…

Le Bouquetin se dresse fièrement sur les rochers escarpés. Ses cornes majestueuses et sa posture assurée symbolisent la maîtrise et la résistance. Il est le maître des falaises, défiant les abîmes avec une assurance inébranlable. Et ne soyez pas surpris s’il vous jette un coup d’œil condescendant depuis son perchoir pendant que vous tirez la langue en montant les escaliers…

Enfin, sur les douces prairies, la Marmotte charme de sa présence joviale. Ses cris aigus résonnent comme un chant joyeux, et sa compagnie anime les espaces ouverts, pleins de vie et de mouvement.

Et si jamais vous entendez des rumeurs sur celle qui emballe le chocolat dans le papier d’alu, n’y croyez pas trop vite, elle a une très bonne équipe marketing…

Après le repas, livré sur site, s’il vous plaît, on ne se refuse rien à Bayen, cinq minutes de bus pour rejoindre Chlorofil et ses parcours divers, à travers les fûtaies, voire à la canopée pour les plus audacieux.

En voici le récit, sur le mode épique :

Une clairière au cœur d’une forêt dense, des cordes et des ponts suspendus s’élèvent vers les cimes. Un groupe d’enfants, harnachés dans leur baudrier, se prépare pour une aventure au sommet des arbres. Lucile, maîtresse de l’accrobranche, tel Cyrano, s’avance pour les encourager…

Lucile-Cyrano :

Ah ! Mes jeunes amis, en ce jour éclatant,

Vous vous apprêtez à gravir l’empyrée verdoyant,

Où cordes et ponts défient les lois du sol,

Et où l’audace s’élève, en vertige et en vol !

Elle se tourne vers un jeune enfant tremblant à l’idée de commencer.

Toi, novice timide, qui déjà, dans ton cœur,

Sentais monter l’effroi et siffler la peur,

Ne crains point ! Vois cette corde, ce lien fidèle,

Qui, de tes premiers pas, sera la sentinelle.

Elle lève les bras vers le sommet des arbres où d’autres enfants, plus expérimentés, se déplacent avec aisance.

Regarde là-haut, ces acrobates téméraires,

Qui se jouent des hauteurs et des défis aériens.

Eux aussi furent novices, eux aussi commencèrent,

Mais la confiance en eux tissa leur destin.

À l’accrobranche, on trouve de tout, enfants,

Des vaillants, des prudents, et des un peu moins grands.

Je vais, pour vous, de ces héros du bois,

Dessiner le portrait en vers, d’une voix.

A l’apprenti précautionneux :

« Parbleu ! Pas de précipitation,

Chaque pas est pesé, chaque mouvement calculé. »

Au timide audacieux :

« Avance-toi prudemment, mais avec ambition,

Chaque branche est un défi, chaque corde, une mission. »

Au téméraire habile :

« Hop là ! Une branche, une corde, c’est trop facile,

Tu défies la hauteur, le danger, le vacillement gracile. »

Enfin, au maître des cimes :

« Depuis ces cimes, tu contemples le monde,

Avec un pied léger, tu franchis chaque ronde. »

Alors, enfants, que l’aventure commence,

Que chaque cœur batte en rythme, que la peur soit nuance,

Car au sommet des arbres, au-delà de l’effroi,

C’est le courage, l’entraide, qui mène le pas de soi.

Allons, mes jeunes héros, au cœur de la forêt,

Que cette épopée d’accrobranche soit pour vous un reflet,

D’audace, de rires, de défis relevés,

Et que chaque sommet franchi soit une victoire célébrée !

Lucile-Cyrano s’incline, un sourire bienveillant aux lèvres, tandis que les enfants, inspirés et courageux, commencent leur ascension vers les cimes…

Mardi 9 juillet

Mesdames et Messieurs, bien le bonsoir à vous !
Aujourd’hui, la matinée et l’après-midi ont été fort différentes : après une nuit sans problème (pas d’attaque de chouette répertoriée) et un petit déjeuner roboratif, histoire de partir du bon pied, la troupe s’attaquait à trois ateliers différents. L’un permettait de se fabriquer un bâton de marche sculpté dans la masse au couteau de trappeur, le deuxième de s’initier à la tèque (ancêtre du cricket et du base-ball) et à un mikado géant, et le troisième de réaliser une oeuvre d’art à base d’argile entièrement façonnée à la main. Ne tergiversons pas et soyons honnêtes : si la tèque et le mikado furent une réussite et que les bâtons ont fière allure, les oeuvres d’argile ont souffert du dérèglement climatique. Le soleil, qui était censé les sécher de ses doux rayons, les a totalement craquelées et déstructurées, les transformant en une allégorie surréaliste que même un Dali sous acide n’aurait osé imaginer. Bref, il y a peu de chance que votre salon s’enorgueillisse de les présenter à la vue d’un public émerveillé et enthousiaste… Lucile va tenter de rattraper le coup, mais n’espérez pas trop… Vint ensuite l’atelier « cartes postales », où nos chers petits ont fait preuve d’un lyrisme effréné, avec des envolées telles que « Je m’amuse bien, bisous » ou « Il fait beau et on rigole bien »…
Après le repas où chacun a fait grandement honneur aux plats proposés, tout le monde est parti pour étrenner son bâton de marche. Tout d’abord en visitant les moulins à eau de Sazos, puis en randonnant jusqu’à Viscos, mais en montant tout d’abord vers Grust, avec ma foi un petit dénivelé qui agace les mollets avant de revenir sous le couvert de la forêt où coule un ruisseau rafraîchissant… Un balade de plus de huit kilomètres, ça creuse, alors, après une douche réparatrice, le repas redonnait des couleurs.
Heureusement, car c’est maintenant la veillée théâtre, où il faut avoir tous ses neurones en éveil pour improviser sur un thème imposé devant toute l’assemblée…
Tout à l’heure, le marchand de sable devrait avoir des clients…

Lundi 8 juillet

Bonsoir ! Tout le monde est bien arrivé, chacun a mangé son pique-nique, s’est installé dans sa tente. Et la volée de moineaux est partie jouer au parc du Calvaire à Sazos. Vous aurez en conséquence des nouvelles fraîches tout à l’heure…

Chère Maman, cher Papa,
Il faut que je vous raconte notre première journée à Bayen. Bon, on a pris le train ce matin, mais ça, vous le saviez déjà, puisque vous étiez à la gare… C’était un petit train pas terrible, mais après, on a pris le TGV. Ça n’a pas duré trop longtemps, parce qu’on a mangé des tas de bonbons et qu’on rigolé avec les copines et les copains. A la gare de Lourdes, la Capoumobile (c’est comme ça qu’ils appellent le bus, ici) nous a amené jusqu’à la Grange. C’était pile l’heure du pique-nique, alors on a mangé. Et puis ils nous ont fait visiter, mais il y en avait plein qui connaissaient déjà. On s’est installé dans les tentes, et on a tous choisi notre lit. Après, on nous a expliqué les règles de vie , parce qu’il y a plein de trucs qu’on a pas le doit de faire : courir en tongues, descendre dans le torrent, crier comme des fous et plein d’autres choses qui sont pourtant marrantes. Mais il paraît que vous serez contents de nous quand on vous dira qu’on est pas des sauvageons…
Après, on est montés jusqu’à Sazos. C’est trop super, il y a une fontaine avec une tête de bélier, un lavoir, un calvaire où il y a un parc de jeux géniaux. Là, on a fait des super parties de Gamelle (c’est un jeu que je vous expliquerai, mais pas trop pour pas que vous puissiez me gagner). On a goûté, et puis on a fait deux groupes : un qui a continué la balade et l’autre qui est allé au City Stade pour jouer au Ballon Prisonnier et à la Balle Américaine. Ceux qui ont fait la balade ont voulu faire croire qu’ils avaient vu une biche, mais ce n’était pas vrai, c’est que des mythos…
On est rentrés prendre la douche, et ceux qui étaient de service ont mis la table. Après, on a mangé, et Sylviane et Olivier étaient drôlement contents, parce qu’on a récuré tous les plats, même la salade… On a rigolé, sans faire trop de bruit, un peu quand même, parce qu’on avait plein de trucs à se dire.
Et puis, il y a encore eu des services : débarrassage, aspirage, portage de vaisselle, vidage de poubelles…
Là, on part pour la veillée surprise de Marianne : il va falloir être gavés attentifs et se souvenir de tous les prénoms, et il y en a plein à apprendre…
Après, ce sera la nuit, et on ira se coucher sous nos tentes. Il paraît que si on ne fait pas trop de bruit, on entendra les chouettes qui se parlent en chassant.
Je vous dirai demain si je les ai entendues hululer…
Bonne nuit !

Les nouvelles du Camp Enfants 2023

Dimanche 16 juillet

Aujourd’hui, on ressortait les chaussures de montagne, pour aller découvrir le lac de Gaube. Mais d’où vient ce nom, me direz-vous ? Je l’ignore totalement, vous dirai-je… Bien sûr, je pourrais vous dire qu’il a été baptisé ainsi en hommage à Charles-Amédée Gaube, l’inventeur du téléphérique, mais nous sommes sur un site sérieux, qui ne délivre que des informations vérifiées et recoupées. Dont acte…

Nos vaillant Bayennais n’ont pas eu de petit train, pas plus que de téléphérique, et c’est à la sueur de leurs mollets qu’ils ont gravi la montagne pour enfin arriver au bord de l’onde fraîche, où le réconfort de la saucisse sèche remettait tout le monde d’aplomb. Tant et si bien que la troupe faisait le grand tour du lac, ponctué par des arrêts « balade du goût ». Gâteau à la broche, miel des montagnes, confiture de myrtilles sauvages : cela vous redonne du coeur à l’ouvrage. Sans compter les contes des Pyrénées, comme celui des lutins qui ont rempli le lac de leurs larmes que Marianne a prodigué à une assistance conquise…

Au retour à la Grange, la super soirée (grave gavée bien) va marquer la dernière nuit à passer loin de vous.

Pour fêter ça, un repas qui a peu à voir avec une diététique rigoureuse, mais qui enchante les enfants : nuggets de poulet, hamburger, frites, ketchup, glace. Mais l’honneur est sauf : il y a une rondelle de tomate et une feuille de salade dans le hamburger (certains, ne voulant pas abuser, les ont prudemment laissés sur le côté).

En suivant, séance de maquillage en prévision de la grande soirée musicale. Maquillage pour tout le monde ! Si les filles ont fait plutôt classique, les garçons, moins habitués, ont choisi des thèmes divers et variés. Frankeinstein avec ses cicatrices pour certains, et pour d’autres, dont votre serviteur, pour être raccord avec la soirée, le look Indochine… Si j’avais des cheveux et que si je chantais « Isabelle a les yeux bleus, bleus les yeux Isabelle a », vous vous y tromperiez…

Bon, on on va vous laisser: Louise Attaque (mais non, pas notre petite Louise, elle, elle est pacifique), Jean-Jacques Goldman et Téléphone nous attendent.

C’est curieux comme les enfants connaissent leurs chansons par coeur : ce n’est pourtant pas trop leur génération. L’an prochain, on essaiera Tino Rossi ou Berthe Sylva, ils connaissent peut-être aussi…

Pour rappel, le train arrive demain à 14h47 en gare de Saint Médard d’Eyrans, sauf blagounette des chefs de gare.

Finie la bamboula, vous redeviendrez des parents sérieux et responsables dès que vos enfants poseront le pied sur le quai.

A demain…

Samedi 15 juillet

Ce matin, grande séance de magasinage, comme disent nos cousins du Québec, et, rassurez-vous, vous n’avez pas été oubliés. Qui aura du saucisson, qui aura du fromage, qui aura une marmotte en peluche qui siffle quand on passe devant ? Les paris sont ouverts…

Cet après-midi, Sylviane a découvert au courrier une lettre émanant de célébrités (au moins pour vos enfants, parce que j’ignorais complètement l’existence de Louane et Dadju) qui auraient bien voulu visiter Sazos, mais qui, pris par leur vie de jet-setters trépidante, ont demandé à Bayen de réaliser un reportage photo pour leur permettre de partager à distance les beautés du village.

Les enfants, enthousiastes, se sont rués vers le bourg, où les attendaient des « guides » répartis aux points névralgiques. Chaque équipe, munie d’une carte de la ville, devait évoluer en totale autonomie et réaliser ses photographies.

Mais rien n’est jamais gratuit en ce bas monde : de même que les célébrités veillent jalousement sur leurs droits à l’image, les « guides » exigeaient une juste rétribution pour le droit d’immortaliser les merveilles de Sazos. Et comme les enfants avaient dilapidé leur pécule ce matin, le seul moyen de s’acquitter du péage était de triompher d’épreuves redoutables, qui faisaient passer Hercule et ses douze travaux pour un aimable dilettante qui fait joujou dans son bac à sable…

Et la journée est loin d’être terminée : maintenant, cela va être l’apéro pour tout le monde, avec la proclamation des résultats. On va savoir quel est le meilleur reportage photo, celui qui va être envoyé aux prestigieux touristes virtuels.

Ensuite, il y aura une grande veillée Cluedo : figurez-vous que la clé de ma réserve a disparu ! Si nos détectives en herbe ne la retrouvent pas, plus moyen d’accéder aux provisions d’ici la fin du camp !

Si j’étais à votre place, je ferai des préparatifs pour le repas de lundi soir, car votre progéniture risque d’avoir un appétit charmant…

A ce propos, Sylviane et moi nous permettons de lancer un appel : nous manquons cruellement de personnes pour assurer la cuisine et l’intendance dans les camps, et nous ne pourrons continuer éternellement à le faire.

En revanche, aucun problème pour accompagner les volontaires pour leur premier camp, histoire que tout se passe sans stress. Pas besoin d’être professionnel de la restauration ou de l’hôtellerie, la cuisine est simple mais roborative, sans ingrédients ou recettes compliqués, juste des produits frais et beaucoup d’amour, que les enfants et les animateurs vous rendent au centuple…

Vendredi 14 juillet

Bayen est parti célébrer la fête nationale sur les sommets, en plein coeur du cirque de Troumouse. Mais d’où vient ce nom, me direz-vous ? C’est une histoire qui mérite d’être contée, vous dirai-je…

Comme vous le savez, la vallée de Luz-Barèges-Gavarnie est très encaissée, et, avant les routes et le chemin de fer, elle était fort difficile d’accès. Pour descendre vers Argelès, il fallait passer par les gorges de Pierrefitte, et vous étiez le quatre heures idéal des ours et des loups qui y pullulaient. Pour aller vers Campan, il fallait passer le Tourmalet, vers l’Espagne, la Brèche de Roland, et vers Cauterets, qui n’était qu’un hameau, le col de Riou. Bref, il fallait vraiment être assoiffé pour aller chercher un bistrot, et ne pas craindre la marche à pied… Du coup, les autochtones formaient une société assez fermée, où tous les habitants présentaient les mêmes caractéristiques : petits et trapus.

Au début du 19ème, une fois Napoléon envoyé en vacances à Saint-Hélène, il était de bon ton, pour les jeunes lords anglais, de voyager à travers l’Europe. Ceux qui débarquèrent ici s’étonnèrent en voyant ce peuple des Pyrénées. Or, comme vous le savez, l’anglais, par nature, est perfide et arrogant (ce qui explique à quel point c’est jouissif de leur passer cinquante pions à Twickenham et de leur broyer la main en prononçant le célèbre « Sorry, good game »). Ils affublèrent alors les habitants du sobriquet de « toy », ce qui veut dire « jouet », dans leur lamentable patois qui malheureusement s’est étendu sur le globe.

Mais de ce nom désobligeant, le curé fit un titre de gloire, en décrétant, du haut de sa chaire : « Un Toy noun cragn qué Diou, et péricle e era lid » : « Un Toy ne craint que Dieu, le tonnerre et l’avalanche » .

Alors le nom fut adopté par tous, et le pays Toy était né.

Le cirque, lui, s’appelait encore le cirque d’Héas, contigu au cirque d’Estaubé, lui-même accolé au cirque de Gavarnie.

Un beau jour, un jeune Toy y guidait une groupe de ces anglais pour leur faire découvrir les beautés du site. Dans la paroi, au-delà des Deux Soeurs, se trouve une grotte. Les touristes d’outre-Manche lui demandèrent le nom de celle-ci :

– « What’s the name of this cave ? »

– « Son nom ? Le Trou de Souris ! », répondit-il pour se moquer d’eux, alors que le vrai nom était la grotte Anxokola de Bayonne, du nom d’un berger venu du pays basque.

– « Le what ? » s’écrièrent-ils.

« Comment dit-on ‘trou’ chez eux ? Aucune idée… Et ‘souris’ ? Ah oui, je crois que c’est ‘mouse’ ! »

– C’est le Trou Mouse » !

– « Ah, fabulous ! Trou Mouse ! Perfect ! Trou Mouse ! »…

En souvenir de sa facétie, le nom est resté…

Après cette parenthèse éminemment culturelle, il est temps de revenir à nos Bayennais et à leur randonnée dans l’air pur des sommets.

Sac vérifié, pique-nique chargé, lacets noués (plus ou moins bien, mais les animateurs veillent), on monte dans le bus du bon pied. Il emmène la troupe jusqu’au péage, où, divine surprise, un petit train permet de monter jusqu’au cirque en une petite demi-heure, en compagnie de Stéphane, le guide accompagnateur de montagne chargé de faire découvrir des merveilles insoupçonnées.

En tout premier, un gisement d’argile, où tout le monde peut maquiller son visage, ce qui, paraît-il, est souverain en cas de rencontre inopinée avec un ours.

Puis c’est un cours de botanique, avec démonstration des plantes comestibles, et la mise en garde contre celles toxiques, voire mortelles, mais précieuses, comme la digitale.

Vient ensuite le repas, pris au bord du lac, agrémenté par l’observation des têtards et des grenouilles. C’est l’heure où les oiseaux planent au-dessus des têtes : Stéphane les dénomme et explique leurs caractéristiques et leurs moeurs… Gypaète barbu, Saint-Esprit, Marie-Blanque, Choucas, Vautour fauve…

Et enfin, la cerise sur le gâteau : des marmottes qui sifflent et se chauffent sur un rocher, et surtout une harde d’isards, qui bondissent dans la pente…

Retour par le train et le bus pour la Grange, où un repas de trappeur attend les montagnards. Saucisse grillée, pomme de terre fourrée, chamallows grillés…

Jeudi 13 juillet

Il aurait fallu le talent d’un Prévert pour faire l’inventaire des personnages qui se sont animés devant nous hier soir. La malle à costumes et à accessoires était de sortie, et les acteurs motivés. Même les timides, qui au début ne voulaient pas trop s’exposer devant l’assistance, ont fini par rompre la glace et se lâcher. Sorcières, policiers, lutins, vieilles dames, hercules de foires, milliardaires, …

Pas si facile de bâtir une petite histoire en 20 secondes, de choisir sa tenue et ses instruments, et de se lancer pour donner la réplique à ses trois partenaires. Hésitants au début, puis de plus en plus à l’aise et naturels au fur et à mesure des passages sur scène, nos comédiens en herbe ont fini en apothéose, tantôt tragiques, le plus souvent comiques, pour le plus grand plaisir des spectateurs.

Ce matin, Dominique et Jean-Do avaient amené des chocolatines dans des poches (et pas des pains au chocolat dans des sachets, ça, c’est bon pour les habitants du Nord). Et c’était fort bien venu, vu qu’ensuite, direction Argeles et le parc Chlorofil pour un parcours dans les frondaisons. A ce propos, grande discussion sémantique, arbitrée par Lucile, la prof de français-latin-grec : écrit-on « accro-branche » (on s’accroche aux branches), « acro-branche » (on fait les acrobates dans les branches), ou bien « accroc-branche » (on bousille son pantalon en le déchirant dans les branches) ?

Bof, on fait un peu les trois… Mais surtout, on s’éclate, même si pour certaines et certains, il convient de prime abord de maîtriser la peur du vide qui vous noue l’estomac et vous fait jouer des castagnettes avec vos genoux…

Je vous rassure : on n’a perdu personne, et, au déjeuner, vers treize heures, les sourires montraient que la matinée avait été plaisante pour toutes et tous…

L’après-midi, direction Lau Balagnas, pour le parc aquatique Lau Folies (avez-vous saisi le jeu de mots ? le proprio aurait presque pu ouvrir un salon de coiffure, là où règnent en maîtres les enseignes à tiroir, style « hair de rien »). Toboggans de ouf, jets d’eau, plongeoirs pour éclabousser tout le monde, vous voyez le topo…

C’est un troupeau passablement calmé qui est rentré à la Grange. Quoi qu’il ne faut jurer de rien : un bon plat de spaghetti, et en route pour la veillée…

Mais pas trop tard, car demain, on enfile des godasses de montagne pour aller découvrir le cirque de Troumouse (c’est Bayen qui fournit les clowns).

Avec un peu de chance, et un peu de silence, si tant est que faire se peut, les marmottes, voire même les isards daigneront se montrer à l’ombre des Deux Soeurs qui trônent au milieu de l’hémicycle…

Mercredi 12 juillet

Aujourd’hui est un jour exceptionnel et remarquable : c’est la Saint Olivier ! Quand on a dit cela, on a tout dit… Il fallait par conséquent marquer l’événement d’une pierre blanche, avec des activités à la hauteur des circonstances.

Direction les bords du gave, pour une multitude d’ateliers…

Tout d’abord, à tous seigneurs, tout honneur : Dominique et Jean-Dominique, tout comme ils l’avaient fait l’an dernier, sont venus depuis Bordeaux pour initier les enfants aux subtilités de la pêche à la mouche. Mais attention, pas question de tuer les truites : on capture et on relâche (avec ou sans bisou, selon l’humeur). Mais pour pouvoir s’adonner à cette passion, il faut connaître la rivière, ses habitants et leurs moeurs. Les enfants ont par conséquent appris à retourner les pierres, à distinguer les différentes larves d’insectes, à comprendre leur cycle de vie. Sans cela, aucun espoir de savoir si le gave est en bonne santé, de comprendre les truites et toute leur chaîne alimentaire. Si vous voulez en savoir plus, allez vous promener sur leur site : moucheurs-des-coteaux-bordelais.com !

Les cris d’horreur et de dégoût devant les larves se sont rapidement changés en attention admirative, puis en début d’érudition. Eh non, une rivière, ce n’est pas juste de l’eau qui brille sur des galets polis par des milliers d’années de flots impétueux. C’est tout un écosystème riche au-delà de tout ce qu’on pouvait imaginer, qu’il faut comprendre et protéger.

Et puis ensuite, dans le pré bordant le gave, les enfants ont pu acquérir le coup de poignet créateur du fouetté qui permet de déposer la mouche délicatement sur l’onde, sous le nez de la demoiselle tachetée… Pour des raisons de sécurité, ils n’ont pu le faire « pour de vrai » dans l’eau, car ils n’étaient ni assez équipés, ni surtout assez expérimentés pour affronter la force du courant, mais cela n’empêchait pas de s’y croire…

Et tandis qu’un groupe découvrait la faune, qu’un autre s’exerçait au lancer, un troisième fabriquait un radeau (qui lui aussi est resté au sec), sur le modèle du Kon-Tiki, près à affronter Neptune et ses océans.

Quant au quatrième groupe, il s’adonnait au « Land-Art ». Le nom est ronflant, mais le principe est très simple : à partir d’éléments naturels environnants (galets, fleurs, morceaux de bois, …), on crée des oeuvres d’art éphémères, juste pour le plaisir des yeux…

Bien entendu, tout le monde a participé à ces quatre ateliers, et c’est le coeur content et avec un grand sourire que la troupe est remontée à la Grange pour le repas qui s’annonce plein de galéjades de pêcheurs, avec des larves devenues de plus en plus imposantes au fil des heures, et des truites bouchant quasiment le gave, la Sardine du port de Marseille faisant pâle figure en comparaison.

Et pour terminer la journée en apothéose, elle se finira par une veillée « Théâtre d’impro » : fous-rires à venir, compte-rendu demain…

Mardi 11 juillet

Hier soir, c’était le premier soir à la Grange. Autant vous dire qu’on en avait, des choses à se raconter, surtout au moment de dormir. Ce n’est pas facile de se coucher en silence lorsque les fous rires secouent tout le dortoir. Une petite soif, un petit stage aux toilettes, tout est prétexte à se lever et à glousser, au grand dam des animateurs, qui ont dû user de patience, de diplomatie, et même d’autorité (?). Tout le monde a fini par dormir, mais je pense qu’il s’agissait plus de l’oeuvre de la fatigue que de celle de l’équipe d’encadrement…

Du coup, ce matin, le réveil était à la carte, histoire d’éviter les petits yeux.

Une fois le petit déjeuner englouti, un grand atelier de peinture sur galet permettait à vos chères têtes blondes de donner libre cours à leur créativité. Votre table de salon est d’ores et déjà réservée pour accueillir l’oeuvre d’art !

Après un pique-nique à la Grange, la Capoumobile emmenait toute la troupe dans la vallée, à Ayzac-Ost, pour faire une balade avec, vous ne devinerez jamais : des lamas.

Mais attention, de vrais beaux lamas des Andes, au regard fier, à la fourrure tellement douce, au pied sûr… Des lamas civilisés, qui ne crachent pas sur les gens, même si parfois ils éternuent sans préavis, mais un rhume sud-américain, c’est difficile à contrôler…

Ce fut une superbe randonnée, qui a permis de voir des vautours planer dans le massif du Pibeste. Le lama est doux et obéissant, vraiment moins compliqué et rétif que l’âne, qui, lorsqu’il ne veut plus avancer, est pour le moins difficile à manier. Le lama, lui, il suit son chef. S’il s’arrête pour folâtrer et brouter cette si belle touffe d’herbe qui lui a fait de l’oeil, il regagne bien gentiment le troupeau dès que celui-ci avance.

Et puis, il y a Gilles, le patron des lamas. Gilles est un conteur exceptionnel. Lorsqu’il raconte l’histoire de Névé, un des lamas qui accompagnent les enfants, le temps s’arrête… Figurez-vous que Névé est ressuscité. Lorsqu’il est né, dans les Alpes (c’est un pyrénéen d’adoption), il y a eu un coup de gel terrible dans la nuit. Quand Gilles est arrivé, à l’aube de ce premier mai, Névé était mort de froid. Mais l’ami Pierrot, qui accompagnait Gilles, n’a pu se résoudre à voir ce petit lama mort avant même d’avoir vécu. Ils l’ont ramené au chalet, et Pierrot, brandissant son sèche-cheveux, l’a réchauffé, sans baisser les bras, pendant de longues minutes, qui ont fini par se transformer en heure. Et là, Névé à ouvert un oeil… Pierrot l’avait sauvé, contre toute attente. Le vétérinaire affirme que s’il avait fait moins froid, Névé serait mort. Mais là, son organisme s’était mis en hypothermie profonde, sans que son cerveau ne soit détruit par le manque d’oxygène.

Vous auriez vu les yeux de vos enfants quand Gilles racontait : ils regardaient Névé, devenu un lama fort et vigoureux, sans vraiment le voir : ils étaient dans le pré, ils découvraient le petit lama mort, ils aidaient le sèche-cheveux de Pierrot de leur souffle, ils exultaient quand ils voyaient enfin, au bout de tous ces efforts, un regard filtrer à travers les paupières du bébé, né pour la seconde fois en quelques heures…

Maintenant, c’est la veillée, ça mime, ça chante, ça rit… Mais tout à l’heure, lorsque les lumières s’éteindront, lorsque les yeux seront pleins de sable, tous repenseront à ce petit lama qui n’avait pas voulu mourir, et à Pierrot, qui n’a pas eu le loisir de le voir grandir, mais qui le regarde depuis là-haut, plus haut que les montagnes, là où même les vautours ne peuvent voler…

Lundi 10 juillet

Chers parents oubliés, venez chercher un peu de réconfort, vous qui ce soir buvez jusqu’à la lie la coupe amère de l’Oubli, vous dont la progéniture ingrate a perdu jusqu’au souvenir de votre existence, picorez tout de même quelques minuscules miettes de la vie à Bayen…

Au terme d’un voyage sans histoire (20 minutes de retard du train, cela ne vaut même pas la peine d’être souligné), tout le monde s’est retrouvé auprès du Gastonnier, l’arbre qui trône fièrement devant la Grange, pour dévorer la dernière parcelle de ce qui reliait vos enfants à vous : le pique-nique que vous aviez amoureusement préparé, imbibé de vos larmes…

Après une présentation des règles de vie commune, toute la troupe s’est égayée dans le village de Sazos, pour découvrir la fontaine du Bélier, le lavoir (autant de prétextes pour s’arroser consciencieusement, la température le justifiant amplement) et le terrain de jeux du Calvaire. Trop chouette !

Retour au camp de base pour le goûter, puis la douche (si, si, il restait des parcelles à humidifier) et le premier repas, ponctué, comme il se doit, par le « Bona bona » (vous pourrez demander une démonstration lundi soir à la table familiale). Les cuistots sont contents, car toutes les assiettes sont parties vides à la plonge, chacun ayant mangé de fort bon appétit.

Après les services de débarrassage et de vaisselle, c’est en ce moment même la première veillée, dont le but principal est de mémoriser les prénoms des condisciples. Enfin, celui des condisciples qui restent, car figurez-vous que Sa Grandeur le Maradjah du Grand Bastan nous fait l’immense honneur de sa visite. Mais elle a un prix : chacun doit se présenter en donnant son prénom et son nom, puis offrir deux cadeaux. Et malheur à celle ou celui qui ose proposer des présents qui ne sont pas conformes aux attentes de la Lumière Céleste : sans pitié aucune (c’est un sentiment bien trop humain pour une divinité qui condescend à regarder des vermisseaux se prosterner devant Elle), le verdict tombe : tête tranchée.

Le bourreau est au bord du burn-out…

A demain pour donner des nouvelles de la troupe, ou, du moins, de ce qu’il en restera…

Flash spécial : le Maradjah est impitoyable, mais pas fier. Je me suis présenté, Olivier Blanc, et je lui ai offert des ordures et de la bouse. Il était tellement content qu’il a gracié tout le monde. Soyez soulagés !!!

Les nouvelles du Camp Enfants 2022

Dimanche 24 juillet

Alors, vous avez trouvé la solution ? Oui ? Bravo ! Mais chut, gardez le secret bien enfoui dans la gibecière de votre mémoire, car, l’énigme du Sous-Fakir désordonné est un grand classique des Grands Jeux de Bayen.
Le principe du Grand Jeu était simple : une équipe, un appareil photo, et l’alphabet. Il faut prendre une photo de quelque chose qui commence par un « A », de quelque chose qui commence par un « B », et ainsi de suite.
Ça semble facile, vu comme ça, mais allez donc trouvez un Zoulou ou un Zèbre dans les rues de Luz Saint Sauveur…
Sans compter qu’il y avait tout de même des questions compliquées, comme « Quel était l’emblême de François Premier ? ».
Déjà, il faut savoir qui était François Premier. Après mûres réflexions, il semblerait qu’il s’agisse d’un Roi, de France à priori, à qui on aurait coupé la tête… Non, on ne lui a pas coupé la tête, c’était avant que le bon docteur Guillotin fasse progresser l’humanité avec sa belle machine. De toute façon, ce n’est pas la question. C’est quoi, un emblème ? Il paraît que pour les rois, la mode était à une bestiole qui symbolisait leurs qualités… Bon, alors un lion ? Un loup ? Un renard ? Un tamanoir ? Un crapaud ? Et ce serait quoi les qualités symbolisées par un crapaud ? Ben oui, le crapaud, ça se transforme en prince quand on lui fait un bisou ! Allez, on vous aide, ce n’est pas un crapaud, mais c’est quand même un batracien… A l’époque, on le pensait capable de vivre dans le feu, c’est jaune et noir… Une Sa… Une Salopette ! Une Salamanque ! Une Salamandre !
Bravo ! Néanmoins, on vous déconseille absolument, lorsque vous trouvez une salamandre, de la jeter dans le feu pour lui faire plaisir. C’est un animal extrêmement contrariant, et, au lieu de vous dire merci, elle boude et elle explose…
– « Nous, à l’église des Templiers, on a vu, gravée dans la pierre, une espèce de lézard qui crache du feu, comme un dragon, mais en plus petit ! Ben non, on l’a pas pris en photo, on savait pas que ça comptait pour le Grand Jeu… ».
– « Nous, on a un photographe fou, qui prend absolument tout en photo : ce qui bouge, mais c’est généralement flou, ce qui ne bouge pas, mais c’est souvent flou aussi, parce que c’est lui qui bouge… Il a bien dû prendre la salamandre… Ouais, c’est pas trop flou, on la reconnaît presque ! ».
Il y avait une autre énigme : il paraît qu’un poète qui partait souvent demain, dès l’aube, a écrit une phrase dans Luz, et qu’il faut la retrouver. Alors là, fastoche ! On a les Misérables dans le camp : Victor et Hugo ! Pouf, la phrase est débusquée (rien d’important, il dit que Luz ça veut dire lumière) et la photo est prise !
Troisième énigme : C’est quoi, un Sous-Fakir désordonné ? Eh les parents, vous nous aidez ? Non, vous n’avez pas trouvé ? On ne peut pas compter sur vous, quoi… Heureusement que vous n’êtes pas au camp…
Allez, on vous aide : désordonné, ça veut dire que les lettres ne sont pas dans le bon ordre… Sous-Fakir, mis dans le bon ordre, ça fait… Four à Skis !!! Nous, toutes les équipes ont trouvé : il est près de la maison de la Vallée de Luz, qui fait aussi cinéma, mais cette année, on a pas eu le temps d’y aller…

Les résultats vont être proclamés, mais il semblerait bien que certains aient exabusé : 14 photos prises dans le même magasin de peluches. Thierry, le Président de la FFGJB (Fédération Française des Grands Jeux de Bayen) est intraitable : on a voulu le prendre pour un jambon, et il veut rétrograder l’équipe coupable. C’est son syndrome des Girondins… Le CNOSF va être saisi…

Après notre dernier repas à la Grange, ce sera la dernière veillée. Et demain, on vous retrouve à la gare de Saint Médard d’Eyrans à 14h47, tout bronzés, avec des souvenirs plein les yeux et l’envie de revenir à Bayen l’an prochain.
Sans oublier que le dimanche 11 septembre, on se retrouve tous à Saint Médard pour les 50 ans de Bayen ! Il y aura une grande Chasse au Trésor, mais attention : il n’y a jamais eu de four à skis sur la commune…

Samedi 23 juillet

Qu’est-ce que le courage ?

Une légende urbaine prétend qu’un candidat au bac, découvrant ce sujet lors de l’épreuve de philosophie, aurait rendu sa feuille avec uniquement « Le courage, c’est ça ».  Et que le jury, époustouflé par son audace, lui aurait mis 18 sur 20. C’est bien sûr totalement inventé, et cela n’a rien à voir avec le courage, c’est juste de la paresse intellectuelle. Et qui peut croire qu’un jury aurait pu lui mettre autre chose que la mention « A l’année prochaine » ?

Henri de la Tour d’Auvergne, vicomte de Turenne, pris de tremblements incontrôlables au moment de se jeter dans la bataille, s’était écrié : « Tu trembles, carcasse, mais tu tremblerais bien davantage si tu savais où je vais te mener ! ». Là, on se rapproche davantage du sujet : le vrai courage, ce n’est pas ignorer la peur, c’est lui imposer sa volonté, la domestiquer…

Mais si l’on veut vraiment décrire le courage, et même Le Courage, c’est dans les Pyrénées qu’il faut se précipiter, pour voir les petits Bayennais dans leurs aventures du jour, Rafting et Accro-branche.

Là, oui, il faut la vaincre, l’appréhension. Parce qu’un montagnard, c’est fait pour avoir les pieds solidement ancrés à la pente, pas pour se risquer sur l’eau comme un simple marin folklorique à pompon, pas pour grimper dans les arbres pour jouer les Tarzan au petit pied.

Imaginez, chers parents, imaginez que vous êtes dans votre canapé : Monsieur Eddy présente la Dernière Séance, il vient d’annoncer le grand film de la soirée. C’est « La rivière sans retour », avec Marilyn Monroe et Robert Mitchum. Les lumières s’éteignent, et vous voilà emportés sur des flots impétueux, juchés sur un radeau tellement de fortune qu’une méduse vous rirait au nez en le voyant…
Eh bien, tout ceci, c’est de la roupie de sansonnet, de la gnognotte en branches à côté de la furie du Gave sur lequel les enfants vont devoir s’aventurer, à bord de canots gonflables que la moindre souche perfide ou le plus petit rocher malveillant vont déchiqueter sans coup férir, précipitant leurs infortunés passagers au milieu des tourbillons qui vont les engloutir dans les gouffres amers dont cause Baudelaire…

Et pourtant, ils l’ont fait ! Toutes ! Tous ! Dirigeant le frêle esquif d’une main de fer sur la pagaie, ils se sont joué des rapides, riant à gorge déployée des paquets d’écume furieuse qui tentaient de les précipiter dans l’onde glacée…

Et ensuite, sans autre repos qu’un maigre casse-croûte mangé sur le pouce, ils se sont hissés sur des ponts de singe brinquebalants, sur des plates-formes étroites et glissantes, accrochées à la canopée perdue dans des brumes fétides, où sans nul doute règnent les serpents constricteurs et les araignées venimeuses. Ils se sont lancés sur des tyroliennes menaçant à tout moment de rompre, dérisoires fils d’Ariane auxquels il faut remettre son existence…

Et là encore, ils l’ont tous fait ! Et en riant ! En se moquant de la peur délicieuse qui leur chatouillait le ventre, et du vide qui semblait les appeler pour mieux les attirer à lui…

Evidemment, vu de Bordeaux, vous vous dites pour vous rassurer que l’histoire est un petit peu enjolivée, que Thierry n’est pas totalement inconscient, que la chair de votre chair n’a pas pu être autant exposée à tous ces dangers impitoyables…

Certes. Mais dites-vous bien que les aventures ne deviennent des Aventures que lorsqu’on les raconte.

Quand vous voyez passer le Tour de France, vous vous dites « Bof, ce sont des gens qui pédalent, comme moi lorsque je vais chercher mon pain à vélo à la boulangerie du village ». Mais dès lors que vous lisez le compte-rendu de leurs exploits dans l’Equipe, sous la plume d’Antoine Blondin il y a trente ans ou d’Alexandre Roos aujourd’hui, lorsque vous les regardez à la télé, et que Robert Chapatte pour les plus âgés, Thomas Voeckler, Laurent Jalabert ou Marion Rousse pour les contemporains, vous les font vivre avec des superlatifs plein la musette, là, les poils de vos bras se hérissent et vous basculez dans un autre monde.

Autre exemple, plus classique, peut-être : Ulysse, qui soi-disant aurait mis dix longues années pour revenir de Troie à Ithaque. Mouais ! Sur un paquebot Costa Croisière, il suffit d’une nuit de navigation : la soirée du Commandant (avec cotillons et serpentins, buffet à volonté, champagne du Péloponnèse…), un petit dodo, et on y est…

Mais lorsque le gars Homère attrape sa lyre et vous déclame l’Odyssée (et en grec ancien, s’il vous plaît, ce qui n’est pas donné à tout le monde, notez-le bien), ce n’est plus la même musique. Polyphème le Cyclope qui se fait un marin grillé le matin au petit déjeuner, Circé la magicienne qui veut absolument transformer ceux qui restent en porcs Noirs de Bigorre, les tempêtes inouïes et les dangers tous plus dangereux les uns que les autres… Là, oui, on est dans l’épopée…

Comme vos enfants ne vous diront rien d’autre à leur retour que « C’était bien, on s’est bien amusés », ce message vous permet un peu de vivre leur séjour par procuration…

Bon, ce n’est pas tout ça, mais ce soir, c’est la boum, qui a été avancée de 24 heures, parce que lundi, il faudra se lever tôt pour revenir vers vous…
Et demain, shopping à Luz, d’où vos chérubins vous ramèneront d’inimitables et authentiques souvenirs locaux, et puis le Grand Jeu, où il leur faudra découvrir le Trésor après avoir déchiffré des indications absconses, du style « Rendez-vous au pied de l’ancien Sous-Fakir désordonné ».

Eh oui ! Cherchez de votre côté, vous aurez la solution demain soir…

Vendredi 22 juillet

Flash spécial : ce sont bien les Suricates qui ont gagné le Grand Jeu organisé par nos apprentis BAFA hier soir… Mais chaque participant a bien gagné un Lion, soit deux mi-Lion, dégusté dès le petit déjeuner ce matin.

La journée d’aujourd’hui était placée sous le signe de la biodiversité. Deux membres des Moucheurs des Coteaux Bordelais (rien à voir avec des enrhumés à risques de Covid, voir leur site www.moucheurs-des-coteaux-bordelais.com) ont fait le voyage pour faire découvrir aux enfants le monde aquatique qui se niche dans et au bord des rivières.
Maintenant, vous enfants sont incollables : il ont soulevé les galets du Gave, et ont découvert des escargots, des larves d’insectes, tout une faune qui foisonne et que l’on ne soupçonne même pas si l’on a pas l’oeil exercé du naturaliste.
Par exemple, ils vous diront que, si en soulevant les galets sur un mètre carré, on trouve trois larves de Trichoptères, la qualité de l’eau est de 20 sur 20. Et là, ils en ont trouvé plus d’une vingtaine. Ce qui veut dire que l’on a une eau riche en oxygène, en éléments nutritifs, pure et non polluée.
Ils vous diront aussi que quand, sur une petite plage ombragée, on déguste de la saucisse sèche et du jambon de pays en admirant le paysage, bercés par le doux glouglou de l’onde bondissante, le bonheur n’est pas très loin…
Le déjeuner terminé, tout le monde s’essayait, canne à pêche en main, au lancer à la mouche. Sans hameçon, bien entendu, pour deux raisons absolument incontestables : la première, parce qu’il n’est pas question de tuer les demoiselles arc-en-ciel ; la deuxième, parce qu’avec le vacarme produit, aucune d’entre elles ne se serait risquée à moins d’un kilomètre à la ronde…
Franz Schubert, plagiant honteusement Caton le Grand, répétait à tout propos : « Carthage doit être des truites ». Nous approuvons totalement : les salmonidés doivent être aussi chez eux à Bayen…
Ce soir, Pascal nous fait un Gaspacho Oranais. Rien à voir avec la soupe froide qui pousse dans des parallélépipèdes rectangles au supermarché.
Vos enfants vous donneront la recette et vous pourrez vous y essayer cet hiver, pour qu’ils se remémorent leur semaine à la Grange, bien plus rigolote que les souvenirs de Marcel Proust, qui magnifient bêtement une madeleine hyper banale…

Demain sera une journée trépidante : Accro-branche et Rafting. Adrénaline assurée. Ne vous inquiétez pas : tout est sous contrôle, les animateurs et les encadrant brevetés seront là pour assurer et accompagner votre progéniture.
D’autant que nos deux naturalistes sont formels : les horribles bestioles vues dans le Gave ne se nourrissent d’enfants que lors des années bissextiles. Quand au Crocodile des Montagnes, tristement célèbre dans le Pays Toy pour sa férocité, il ne vient au-dessous de 1 500m d’altitude que très rarement. Et c’est encore plus exceptionnel de le voir chasser à l’affût dans les branches des arbres…

Jeudi 21 juillet

Aujourd’hui le Tour de France passait par Argelès Gazost pour monter au Hautacam. Autant dire qu’il ne fallait pas avoir recours à la Capoumobile, tout étant bloqué de 10 heures à 22 heures. Mais il en faut un tout petit peu plus pour mettre des Bayennais dans l’embarras…
Tout le monde s’est mis en route ce matin pour une petite randonnée. Mais même si la Ferme des Cascades se trouve sur la commune de Sazos, y grimper à froid, quasi au réveil, le ventre à peine lesté d’un petit déjeuner digne de la Trappe, tire quand même sur les vaillants petits mollets… On enchaînait avec un tour dans les hauts de Sazos, puis la descente à la Grange pour une pause méridienne bien méritée.
Comme vos chérubins se rappellent vaguement qu’ils ont des parents, avant qu’ils ne l’oublient totalement, il était urgent de consacrer un atelier « cartes postales » où vous trouverez des messages qui étancheront votre soif de nouvelles, du style : « Je m’amuse bien, c’est super. Bisous ».
Place ensuite aux Olympiades de Bayen, où quatre équipes s’affrontaient dans des épreuves redoutables de lancer d’anneaux sur des piquets rétifs, qu’on aurait dit mouvants. D’autres où il fallait mobiliser tous ses sens pour reconnaître différentes odeurs étranges (vinaigre, grenadine, patchouli, …). Puis des choses aussi bizarres à identifier les yeux bandés que le goût de la confiture d’abricot, de la mayonnaise, du beurre ou du dentifrice. Et aussi reconnaître des chansons sur leurs 5, 10, voire 15 premières notes, puis les chanter, de manière plus ou moins juste, mais assurément d’une voix puissante…
La journée n’était pas finie pour autant, puisqu’après le repas, une partie de Lucky Luke endiablée occupait la troupe pendant que nos trois animateurs en cours de formation BAFA mettaient l’ultime patte à la préparation du grand jeu « Qui veut gagner des Mi-Lion ». La partie fait encore rage en ce moment, alors que les quatre équipes sont toujours à égalité, dans un suspense quasi insoutenable…
Flash spécial : l’équipe des Suricates vient de gagner une épreuve, dans un tonnerre d’applaudissements. Iront-ils au bout ? Vous le saurez demain, sur le même canal. Essayez de penser à autre chose si vous voulez fermer l’oeil cette nuit (comptez des moutons, nous nous passons notre vie à compter des colons), et à demain…

Mercredi 20 juillet

Après la grosse journée d’hier, le réveil était à la carte, entre 7h30 et 9h, pour que tout le monde puisse récupérer. Et c’est vers 8h que la majorité du groupe venait au petit déjeuner.
Après la préparation du sac (de la même façon que pour partir en montagne) c’était le départ vers Argelès Gazost, pour aller à la rencontre des animaux des Pyrénées. Ils étaient tous là : les ours, les lynx, les loups, les isards, les mouflons, les marmottes, les chevreuils, les cerfs… Sans oublier les petites chèvres, qui se taillent toujours une part de lion dans la popularité, à égalité avec les marmottes, car on peut les approcher, les nourrir et les caresser au passage. Pour les ours et les loups, c’est plus compliqué, et il n’y a pas dans la troupe d’élément perturbateur qu’on pourrait avoir envie de pousser dans les enclos…
Inutile de vous dire que les appareils photos n’ont pas chômé, et que vos frigos vont bientôt pouvoir s’enorgueillir d’au moins 17 photos de nos chers colons gavant les marmottes de carottes et les chèvres de pop-corn, avec en prime un pêle-mêle de tous les habitants des montagnes, sauf le grand tétras et le desman, qui étaient absents mais excusés…
Vous verrez aussi sans doute le portrait des loutres géantes d’Amazonie, qui, à priori, semblent bien loin de chez elles. Voici une explication, rapportée par les enfants, qui ont pu surprendre au vol une conversation animée :
– « Je t’avais bien dit de prendre à gauche en sortant de l’Amazone pour remonter vers nos vacances sur l’Orénoque ».
– « Oui, mais mon pote Albert m’avait conseillé de filer tout droit : c’est un raccourci qui évite les bouchons ».
« – Albert, c’est un gros nul. A cause de lui, on a traversé l’Atlantique, remonté le Gave de Pau, et nous voici dans ce gîte à Argelès ».
« – Mais c’est chouette ici, on est bien logés, et il y a des tas d’admirateurs qui nous prennent en photo ».
« – Peut-être, mais les arrhes de notre location seront perdus, et moi je rêvais de voir l’Orénoque. J’aurais dû écouter ma mère qui me disait toujours… ».
Le brouhaha des visiteurs n’a pas permis d’entendre la suite…

Après le repas, une dame vient nous organiser un Escape Game.
Mais comme c’est secret, impossible de vous en dire davantage : il va vous falloir patienter, vous aussi, pour en savoir plus. A tout à l’heure…

Ça y est, le jeu vient de se terminer. Pour vous faire simple : un berger, atteint de crétinisme congénital (de toute mémoire, on n’a jamais mangé cinq fruits et légumes par jour dans sa famille) a rangé la trompe qui lui sert à rameuter son troupeau dans une boîte à secret, elle-même enfermée dans une malle, protégée par moult cadenas à combinaison. Il a bien tenté de rédiger des parchemins pour se souvenir des codes, mais il en manque la moitié. Un cas, quoi !
Heureusement pour lui, les Bayennais ont de la jugeote à revendre, et, en une heure chrono, les quatre équipes ont toutes réussi à récupérer leur trompe pour nous offrir un concert du plus bel effet. Colons, animateurs, tous ont phosphoré dur pour lui rattraper le coup. Il nous doit bien quelques tommes de brebis, s’il a pour deux sous de reconnaissance…
Bon, maintenant, il va falloir songer à rejoindre les bras de Morphée, parce que demain matin, randonnée à partir de la Grange, puis, l’après-midi, les Olympiades de Bayen.
Et dire que vous pensiez vos enfants en vacances…

Mardi 19 juillet

Ce matin, le réveil a sonné à sept heures, l’heure des braves. Et la troupe ne manquait pas de courage…
Sitôt le petit déjeuner englouti, c’était la vérification des sacs à dos, avec les gourdes remplies, la casquette, les lunettes de soleil, la crème solaire et le contrôle des lacets.
Pierre Capou attendait tout le monde un peu plus haut vers Sazos, et le bus décollait vers Gavarnie.
D’un pas auguste de montagnards aguerris, nos jeunes aventuriers prenaient le chemin de la Grande Cascade, pour s’arrêter près du torrent pour la pause casse-croûte réparatrice. Et quand on est au bord du Gave, qu’il fait chaud, quoi de plus naturel que de jouer, de s’éclabousser et de faire des ricochets ?
Au retour sur Gavarnie, une brigade de CRS faisait de la sensibilisation aux bonnes attitudes à adopter en montagne. Ô joie : selon eux, tremper sa casquette dans l’eau et se la mettre sur la tête est tout à fait adéquat. Comme quoi, nos Bayennais ont un sens inné de randonneurs…
Après avoir passé les épreuves et répondu aux questions, tous obtenaient leur magnifique diplôme officiel et, en récompense, les CRS les accompagnaient sur un mur d’escalade. Assurés par les policiers, tous se lançaient dans l’ascension, bien sanglés dans leur baudrier.
Il y avait de grands sourires au retour à la Grange, et une bonne douche s’imposait.
Toutes ces aventures avaient grand ouvert l’appétit, et les saucisses de Sajous, pourtant conséquentes, n’avaient guère le temps de souffrir. C’est un plaisir de voir qu’ils ont tous bon appétit…
En ce moment a lieu une grande veillée qui mêle colons et animateurs, alors qu’un petit orage a rafraîchi l’atmosphère, mais ne devrait pas nous perturber plus que ça…
Demain, découverte de la faune des Pyrénées au Parc Animalier, plus connu à Bayen sous le vocable de « Colonne aux Marmites ».
Les appareils photos vont chauffer…

Lundi 18 juillet

La canicule, comme on pouvait le craindre, a causé quelques perturbations sur les voies ferrées. Mais dans notre malheur, nous avons eu de la chance : alors qu’on annonçait trois heures et demie de retard, celui-ci a été réduit à un peu plus de deux heures…
Les enfants ont bien rallié Lourdes, où la maison Capou a été, comme d’habitude, hyper accomodante avec Bayen, jonglant avec ses plannings pour éviter une attente sous le cagnard (bien moindre qu’à Bordeaux, mais plus qu’à Bayen, où il fait 26° dans la Grange…).
Les voici en approche : les boissons sont au frais et les attendent…
A tout à l’heure…
Après quelques jeux pour mémoriser les prénoms et une bonne douche rafraîchissante, nous avons dîné. A la grande satisfaction des cuistots, tout le monde a mangé de bon appétit, et il a fallu arracher la part témoin avant que les plats ne soient liquidés.
Une fois la salle débarrassée et la vaisselle rangée, la veillée s’est tenue devant la Grange.
Nous avons eu la surprise de la visite du Grand Maharadjah qui recrutait pour son armée : il suffisait de lui offrir deux cadeaux pour être accepté. Mais gare si les cadeaux n’étaient pas de son goût : condamnation à avoir la tête coupée. Par bonheur, nous disposions d’habiles ambassadeurs, qui ont su faire appel à la magnificence et à la clémence de Sa Hauteur. Après quelques tentatives, tout le monde a trouvé deux cadeaux à la convenance du Commandeur de la Foudre Céleste…
Maintenant, c’est la revue de ce qu’il faut mettre dans le sac à dos pour la randonnée de demain vers la Grande Cascade de Gavarnie.
Le bus prend toute la troupe à 8h30. Réveil à 7 heures. Alors, tout le monde va aller faire un dodo réparateur…
A demain !

Dimanche 17 juillet

Bonsoir !
Demain matin, nous avons rendez-vous à 7h30 à la gare de Saint Médard d’Eyrans. A 8h11, le train nous emmènera à Bordeaux Saint Jean, puis, de là, à Lourdes, où la Capoumobile nous attendra pour nous conduire à la Grange, juste à temps pour déguster les sandwiches amoureusement préparés par les parents…
A demain pour les premières aventures à Bayen !

Les nouvelles du Camp Enfants 2021

Lundi 19 juillet

On arrive ! Préparez-vous…

Dimanche 18 juillet

Demain nous repartirons sur Bordeaux rejoindre nos parents…

Ouf… Plus de corvées, on va pouvoir laisser Papa et Maman nous chouchouter et leur raconter ce que l’on a fait avec des animateurs supers, Claire et Pascal qui nous ont fait de bons petits plats, pendant que le Directeur n’arrêtait pas de nous empêcher de faire des choses extraordinaires qui ne nous mettaient jamais en danger… Lui, vraiment, il n’est pas gentil avec les enfants…

Enfin, on lui a fait promettre de ne rien dire à nos parents…

Bref, pour résumer notre journée, ce matin, surprise au petit déjeuner : il y avait des croissants, c’était vraiment bon ! Tiens, voilà le Directeur du Camp, il va encore falloir que je lui dise bonjour, sinon il va encore me faire remonter les escaliers… Bon ça va…

Maintenant, on se prépare pour faire les cadeaux à nos parents, enfin s’il reste suffisamment d’argent quand moi je me serai fait mon cadeau… Bon, tant pis pour mes parents, leur cadeau c’est moi, ils comprendront que c’est tentant tout ça…

Retour à la grange pour le repas, et, après un Bona Bona, tirage au sort des équipes pour le grand jeu.

Evidemment, je ne suis pas avec qui je voulais être, c’est sûr, on va perdre…

Et puis l’animateur, pas sûr qu’il soit bon…

Quoi !!! Le Directeur, il a fait 21 énigmes, et en plus il faut monter, descendre, réfléchir…

Bon, j’en ai compris quelques-unes, on va peut-être gagner, il le donne ou pas, ce départ, parce que moi, maintenant, je suis « chaud » ?

Deux heures plus tard, on a trouvé pas mal d’énigmes, on attend le verdict, mais il y en a qui ont triché… On va porter réclamation…

Bon, on a pu s’expliquer devant les juges,  et les avocats ont bien défendu notre cause, et l’équipe qui a gagné l’a mérité.

Les prix nous sont remis, je suis sur le podium…..

Maintenant ça va être la Boum, il faut que j’aille me préparer, que je me frotte et que je me parfume, j’en passe et des meilleures…

Le repas c’est le Mac Do Bayen, super ! Et en avant la musique, là je n’ai plus mal aux jambes et je peux crier !

Bon, ça y est, le Directeur nous envoie au lit, il n’est pas possible celui-là !

En plus, il veut que je me lave les dents parce que j’ai mangé quelques bonbons…

Je me couche et… je dors…

Pensées supposées de vos enfants, toute similitude avec des personnes existantes serait purement fortuite…

Thierry

Samedi 17 juillet

Lac de Gaube et réception d’un Fakir

Pour notre dernière randonnée, nous partîmes en direction du Pont d’Espagne. Puis nous nous en allâmes vers le lac de Gaube qui est situé à 1800 mètre d’altitude.

Les enfants furent courageux dans la montée nous transportant vers le lac de Gaube.

La dernière montée franchie, nous pûmes apercevoir ce grand lac d’un bleu extraordinaire.

L’arrivée au lac sous un soleil radieux fut propice à un pique-nique nous redonnant des forces.

Puis nous décidâmes d’aller tremper nos pieds dans une eau plutôt fraiche. 

Le panorama sur les sommets du grand et du petit Vignemale époustoufla tout le monde.

Après un temps de repos bien mérité, nous décidâmes de redescendre au Pont d’Espagne pour voir quelques belles cascades.

La redescente vers le pont d’Espagne fut plus rapide que la montée…

Puis nous rejoignîmes enfin notre bus pour rentrer à la grange afin de recevoir un personnage attendu depuis le début du séjour.

Le repas englouti, le moment attendu arriva …

Pour la veillée nous eûmes l’immense honneur d’avoir la venue de Son Altesse Sérénissime le Fakir. 

Il souhaitait construire une armée pour sauver la montagne, mais pour obtenir le droit de faire partie de cette grande armée, il fallait résoudre une énigme. Au prix de nombreuses réflexions tous purent faire partie de cette grande armée, et en attendant une nuit de repos fut la bienvenue.

Joséphine.

Vendredi 16 juillet

Nous sommes partis vers 9h ce matin pour aller faire de l’accrobranche à « En Chêne et Frêne ». Nous avons commencé par un parcours d’initiation (parcours vert) pour s’entrainer à bien utiliser le matériel et pour être bien sécurisés. Puis nous avons fait le parcours « bleu », il y avait des sauts de Tarzan, c’était très haut. Quelques-uns ont su se dépasser et surmonter leurs peurs. Nous avons beaucoup aimé les tyroliennes.  Thierry, le directeur du camp a fait la tyrolienne la tête en bas sans le faire exprès, ce qui nous a fait beaucoup rire. C’était rigolo, parce que ça bougeait énormément et ce n’était pas toujours très stable. 

Heureusement que Claire et Pascal sont arrivés, parce qu’on avait très faim et, pour notre plus grand plaisir, c’était des croque-monsieur, du taboulé puis en dessert des pêches plates.

Vu qu’il y avait beaucoup de vent, nous avons préféré aller jouer au calvaire à Sazos plutôt que d’aller se baigner à la piscine. Cette aire de jeu était vraiment cool, car il y avait un tourniquet, des balançoires, une toile d’araignée et un château avec un toboggan. 

Nous sommes ensuite rentrés à la grange à pied par le sentier au-dessus de Bayen. 

Ce soir nous allons manger du rôti de bœuf cuisiné par nos cuistots préférés, Claire et Pascal.

Pour la première veillée de Myriam, nous allons sûrement faire un super jeu de rôle. Puis nous attendons avec impatience le Fakir, venu tout droit du Sahara. 

On s’est bien amusé aujourd’hui, on a eu beaucoup de sensations.

Signé Lizzy, Marylou, Juliette, Madigane, Virgil, Morgan.B, Max, Aaron et les animatrices Myriam, Typhaine et Joséphine.

Jeudi 15 juillet

Bonjour à tous, 

Ce matin nous avons pu traîner au lit jusqu’à 8h pour les enfants, puis réveil en fanfare, petit déjeuner pour reprendre des forces après deux jours intenses de marche.

Celui-ci avalé, revue des chambres et de l’ordre censé y régner.

Les filles ont largement gagné devant les garçons, il faut dire qu’elles s’y étaient préparées de façon quasi militaire.

Les garçons s’avouaient vaincus, tout en terminant sur le podium à la deuxième place…

Nous avons bien profité de ce temps libre pour prendre du repos ou jouer aux jeux préparés par les animateurs, ainsi qu’à quelques énigmes et rébus savamment concoctés.

A 11h30 nous nous sommes mis à table devant une belle quiche qui disparaissait en deux temps trois mouvements. 

A 13h30, départ des braves vers une place repérée pour l’ascension vers Luz Ardiden, place située dans un virage nous permettant de les voir arriver de face et de s’envoler vers le sommet.

Après une marche au dénivelé acceptable vers notre emplacement, nous attendîmes impatiemment la caravane et sa distribution de cadeaux divers. Là, pour obtenir les précieux présents, les enfants durent interpeller les camions avec une telle force que, selon la rumeur, le Dahu envisage de changer de montagne…

Notre président est passé dans une belle voiture rouge… Nous ne savons pas si vous avez pu nous voir à la télévision, mais les enfants se sont mis à entonner la Marseillaise…

Puis ce fut l’annonce d’un coureur échappé au pied du col, le français David Gaudu, qui nous fit l’immense plaisir de passer une dizaine de secondes avant le Maillot Jaune. 

Nous sommes restés jusqu’à la voiture balai, Postelberger, pour nous remercier de nos encouragements lâcha son guidon en pleine ascension, pour demander encore plus de soutien, aussitôt dit aussitôt fait…

Dès lors nous redescendîmes vers la grange pour une douche méritée et le partage des cadeaux.

Ce soir un rougail saucisse nous attend……ainsi qu’un flan pâtissier fait maison.

Une soirée imagination terminera cette belle journée.

Thierry

Mercredi 14 juillet

Bonjour à tous, 

Nous sommes à la veille du passage du Tour France, où nous espérons tous être filmés sur la montée du Tourmalet et montrer notre superbe banderole Bayennaise,  sous réserve qu’aucun passage publicitaire intempestif ne nous fasse disparaître du paysage… Mais notre Président sera présent sur cette étape, et, suite à notre appel, il devrait faire le nécessaire pour que nous n’endurions pas une nouvelle frustration télévisuelle.

En attendant, voici les nouvelles de notre journée, placée sous le signe du règne animal.

Les enfants se sont réveillés au son d’une clochette dont la sonorité plus qu’aigüe peut agresser des tympans endormis. Après quelques cris de désapprobation, tout ce petit monde s’est levé et s’est rendu au copieux petit déjeuner.

A l’heure du départ, pas de Capoumobile… Bloquée  dans son intention de monter à la Grange. Nous décidons alors de la rejoindre sur la route de Luz, en bas, afin de partir vers la Colonne aux Marmites, pardon,  la Colline aux Marmottes…

Une promenade de 4h avec des pentes à plus de 15%, rien n’y ferait, nous verrions tout. Au fil de l’eau, pour voir des loutres et des marmottes, en passant par la Vallée des Vautours ou trônait un gypaète barbu. Puis en arrivant sur les Montagnes du Monde avec bouquetins, chevreuils, daims, chiens de prairie et surtout le fascinant loup. Nous enchaînions alors sur la Terre des Carnivores où se reposaient deux lynx, des tayras, des suricates surpris de nous voir, des pandas roux, un binturong… Découverte pour tout le monde, puis le repas des ours en direct. Nous traversions ensuite les Forêts Humides, peuplées de gibbons, makis, perroquets et d’une multitude de petits oiseaux se posant sur vos mains quand ce n’était pas sur votre tête. Les Ailes de la Nature étaient quant à elles peuplées de spatules, ibis, sternes et grues…

Après avoir donné à manger à quelques biquettes, nous nous sommes régalés d’une belle salade niçoise.

A l’issue de cette promenade superbe mais fatigante dans le parc, une bonne glace bien fraîche nous a ragaillardi.

Retour à la grange pour une douche bien méritée…

Fin d’après-midi sous forme de jeux ou de repos. 

Claire et Pascal s’affairent en cuisine.

Ce soir faute d’avoir encore vu le Dahu, la soirée est placée sous le signe des loups-garous.

Bonne soirée 

Mardi 13 juillet

Bonjour à tous, 

Deuxième jour à Bayen pour vos enfants, et première grande balade pour vos chers petits.

J’espère que mon message d’hier empreint d’humour ne vous a pas trop stressés, car pour vos enfants le stress n’est pas de mise.

Donc après une nuit fraîche pour les garçons sous une fine pluie qui tapotait généreusement leur tente, et les filles dont le profond sommeil n’a été troublé que par des ronflements dont on ignore toujours l’origine, les intendants réveillés ainsi que les animateurs, le petit déjeuner se préparait.

Les petits morfalous le dévoraient….

Il convenait ensuite de vérifier le sac pour partir en montagne, à la question « Avez-vous votre gourde ? » la réponse fusa sans équivoque, un oui massif l’emporta…La gourde était donc au bon endroit avec un petit bémol pour certains, elle était……vide.

Ce petit détail évacué, notre bus piloté par Pierre nous attendait.

La météo n’était guère favorable mais notre équipe de valeureux Bayennais ne voulait pas s’en laisser conter.

Nous partîmes à 22 bravant Zeus et les nuages bas qui nous cachaient la montagne, nous débarquâmes au Chalet du Maillet pour rallier le barrage des Gloriettes. Une épreuve de 4h30 de marche menée par Claire et encadrée par nos animateurs secondés par Pascal, la troupe marchait d’un bon pied et n’avait qu’un seul objectif atteindre le petit gave où notre repas était prévu. 

Chemin faisant nous allions rencontrer quelques dodues marmottes, étonnées de voir ce petit monde croiser leur espace naturel. A l’abri de rochers pour éviter quelques vents relativement frisquets, la salade de pâtes, le saucisson sec, le babybel eurent plus de succès que de pauvres abricots…..

Nous reprîmes notre avancée vers le fameux barrage des Gloriettes que nous atteignîmes sous un joli rayon de soleil.

Quelques vautours tournoyaient dans le ciel, et l’un deux se prit l’envie de circonvolutions au-dessus de nos têtes. Les appareils photos ont crépités toute la journée, et nul doute que de belles photos sont enregistrées.

Après une douche vivifiante un festin digne d’un chef étoilé nous attendait.  

La soirée musicale va commencer avec l’arrivée improbable d’un fakir…..

A demain

Lundi 12 juillet

Les enfants sont bien arrivés! C’est l’installation et la découverte de la Grange, tout le monde est occupé à 100%.

Thierry vous donnera plus de nouvelles dans la soirée…

Et puis chaque jour…

Bonjour à tous!
Petit message matinal (désolé) avant notre première randonnée pédestre qui va débuter de bonne heure.

Nous vous avons quitté hier, et vos chérubins,  les yeux remplis de larmes à  l’idée de vous laisser,  ont dû se rassurer en dévorant  leurs abondantes poches de  friandises. Entre deux sanglots, de façon incroyable, ils ont réussi à  avaler leur repas. Puis, pour oublier leur tristesse , ils se sont mis à jouer. La terrible punition… Partir en camp à  Bayen…

Notre Capoumobile nous attendait, sereinement, et nous sommes arrivés à la  Grange, notre car se faufilant à  travers la montagne. Nous étions attendus par nos bagages.

Le sort a  décidé : les demoiselles dans la grange, les damoiseaux dans la tente. Après les rappels des règlements  qui vont nous régir pendant notre séjour, les jambes engourdies avaient besoin d’exercices. Quelques courses plus tard, une salade de tomates, suivie d’une gargantuesque omelette pommes de terre – lardons et de salade verte, puis de petits suisses et de fruits furent engloutis, sauf pour ceux qui n’aiment pas une salade de tomates suivie d’une gargantuesque omelette pommes de terre – lardons et de salade verte, puis de petits suisses et de fruits (certains parents reconnaîtront leur progéniture).

Vaisselle terminée, notre soirée pouvait commencer. Après quelques jeux (dont nous tairons les secrets) sur la connaissance de l’autre, les quenottes lavées, un sommeil réparateur était le bienvenu.

Ils m’ont tous demandé bien évidemment de vous faire la bise pour eux à  la fin de mon message… du moins je le crois…
A demain,
Thierry.

Thierry 

Les nouvelles du camp Pré-Ados 2019

Mercredi 31 juillet

Bonsoir à tous,
Notre dernière journée de randonnée a commencé par des températures bien fraîches dans les alentours de 12 C° . Bien reposés de la veille, nous sommes partis ce matin pour une dernière balade du côté de Cauterets jusqu’au Lac de Gaube en ayant la tête dans les nuages. Puis, une fois arrivés au Lac de Gaube, à 1800 mètres d’altitude, nous avons trouvé le soleil au dessus des nuages mais le vent restait frais. Nous avons pique-niqué devant le Lac en face du Vignemale mais la mer de nuage restée dans notre dos a fini par nous rattraper. Après un bon repas, nous sommes redescendus jusqu’à la cascade du pont d’Espagne pour faire de belles photos avant de rentrer.

De retour à la grange, chacun a commencé à ranger ses affaires car la fin du séjour est proche. Mais ce soir le coeur est à la fête, nous faisons un dîner de gala puis ce sera la boom tant attendue !

Demain matin, il nous faudra faire un grand nettoyage de la grange avant le dernier pique-nique devant la grange et le départ en direction de la gare de Lourdes. Notre arrivée à Bordeaux est prévue à 16h58. La voiture arrivera aussi vers 17h avec les bagages et nous vous donnons rendez-vous du côté de Belcier.

Profitez bien de votre dernière soirée de calme, votre enfant risque d’avoir beaucoup de choses à vous raconter demain soir.

Mardi 30 juillet

Bonsoir à tous,
Après une bonne nuit reposante, nous nous sommes réveillés avec un super petit déjeuner que nous attendions avec impatience. En effet, nous avons un rituel à Bayen : tous les dimanches matins, nous avons des croissants mais nous avons dû le repousser à ce matin à cause du bivouac.

Plus tard dans la matinée, nous sommes allés en ville pour y acheter les derniers souvenirs et surtout le saucisson et le fromage que vos enfants ont hâte de vous faire goûter.

Cet après-midi, c’était le grand jeu sur le thème « la grange de l’horreur ». Tout le monde a participé, la frayeur a vite laissé place au rire face aux costumes de l’équipe d’animation. Dans l’esprit d’un escape game, les jeunes ont dû collaborer, chercher et relever différents défis afin de pouvoir ouvrir la porte puis un coffre contenant des bonbons et des ballons sculptés.

Demain nous allons nous balader du côté de Cauterets vers le pont d’Espagne. Nous iront pique-niquer à côté du lac de Gaube puis nous rentrerons à la grange pour y préparer nos bagages et participer à notre dernière veillée du camp. La fin de ce séjour approche, nous profitons de chaque instant.

Nous vous souhaitons une excellente soirée et à demain.

Dimanche 28 et lundi 29 juillet

Bonjour à tous,

Nous voilà de retour après deux jours de balade en montagne. Nous avons commencé la journée d’hier au Cirque de Troumouse. Si les clowns et les éléphants n’étaient pas de la partie, ils ont été avantageusement remplacés par des izards, des marmottes et le balai aérien des vautours et autres rapaces. Nous avons immortalisé les moments au maximum. Les jeunes semblaient ravis de cette balade, moins dure que les précédentes car avant tout, moins chaude, et aussi avec des dénivelés plus progressifs, ce qui nous permis de bien profiter du paysage. Arrivés à côté de l’auberge du Maillet où nous avons pu refaire le plein d’eau, nous avons trouvé un sympathique terrain (presque) plat pour installer nos tentes pour la nuit. Les habitués ont pu aider les plus novices pour le montage de nos dortoirs mobiles, et le repas était le bienvenu en suivant. Popotes vides et ventres pleins, nous avons enchaîné avec une veillée où 4 jeux nous ont permis de nous réchauffer un peu. Après une nuit à la belle étoile, pour certains courageux, nous avons pu repartir ce matin bon pied bon oeil, guidés par des marmottes en pagaille. Il faisait un peu plus chaud aujourd’hui, mais la balade à quand même était progressive et agréable. Nous avons pu manger près du lac des Gloriettes, et faire une mini trempette dans le ruisseau (nos pieds nous ont dit merci) avec nos amies les vaches. Et nous avons pu finir notre balade, pile à l’heure prévue, au pont de l’ Arraillé, où le bus nius a récupéré.

De retour à la grange, lavage de popote et douche sont de rigueur et plus qu’attendues ! Petit temps de repos pour tous avant d’enchaîner avec le repas et une nouvelle veillée sans doute écourtée par la fatigue.

Bonne soirée et à demain pour la suite de nos avantures.

Samedi 27 juillet

Bonjour à tous,

La journée d’aujourd’hui a été pluvieuse et donc nous n’avons pas beaucoup de choses à vous raconter.

Hier soir nous avons laissé durer la veillée karaoké, par conséquent ce matin, le réveil a été tardif. Nous avons ensuite passé la matinée à jouer ( kems, Fantaisie, Loup Garou… )

Après le repas et un petit temps libre qui a été utilisé pour jouer à nouveau, nous sommes descendus à Luz pour que les jeunes fassent du shopping en autonomie par petits groupes.

De retour à la grange, nous avons commencé à préparer le bivouac. Nous avons fait les groupes pour les tentes, vérifié qu’elles soient complètes et commencé à faire nos sacs.

Nous serons donc prêts à partir demain matin pour deux jours dans le cirque de Troumouse puis au lac des Gloriettes !

N’attendez pas de message demain, nous n’aurons pas internet pour vous en poster. Écoutez l’adage qui dit « Pas de nouvelles, bonne nouvelle ! « 

Nous vous souhaitons un bon dimanche et vous disons à lundi soir.

Vendredi 26 juillet

Bonjour,

Après une veillée d’hier rythmée par une chasse à l’anim endiablée dans Sazos, ce matin à été plutôt calme, avec un réveil libre et échelonné. Eh oui, ça fait du bien de se reposer après une bonne randonnée et avant la suivante qui sera (si le temps nous le permet) le bivouac. Et nos jeunes étaient plus qu’impatients car à 13h30, nous prenions le bus pour partir au Relais d’Isaby et faire le fameux rafting. Bataille d’eau (qui était un peu fraîche !), abordage, chants de marins (ou pas) et rires, ont ponctué notre traversée dans le Gave. La pluie a aussi été de la partie mais bon, mouillés pour mouillés…! Nos moniteurs étaient extra et cette descente tout autant !

Retour à la grange sous la pluie, le goûter à suivi. Petite pause jeux pour tout le monde, organisations des services, préparation du repas de ce soir… Des changements de planning se font sentir car le bivouac était prévu demain mais la pluie risque de nous faire déchanter. Le suspens est à son comble… En attendant, les animateurs concoctent une nouvelle veillée… Musicale à ce que l’on me souffle dans l’oreillette…

Bonne soirée et à demain pour vous raconter notre journée qui sera probablement remplie de jeux à la grange.

Jeudi 25 juillet

Bonsoir à tous.

Après une nuit relativement courte, nous sommes partis tôt pour pouvoir profiter de la fraîcheur à flanc de montagne du côté de Barèges. Nous nous sommes baladés sur la Montagne Fleurie qui est à la hauteur de son nom. Nous avons pique-niqué à l’ombre du soleil puis nous sommes redescendu vers Barèges. Une fois entrés à la grange chacun a pu profiter d’un repos bien mérité.

Ce soir, après un bon repas et la réalisation de nos services, nous ferons une grosse veillée. Demain matin réveil échelonné, chacun se lève quand il le souhaite, enfin une grasse matinée !

Une fois le repas du midi terminé nous partons avec l’équipe du Relais d’Isaby pour le rafting.

Nous ne souffrons pas trop de la chaleur, en montagne la fraîcheur arrive toujours avec la nuit.

Nous vous souhaitons une belle soirée et à demain pour d’autres aventures….

Mercredi 24 juillet

Bonsoir,

Ce matin, l’accrobranche a rencontré un franc succès. Si certains téméraires se sont lancé sans peur dans les parcours les plus difficiles, d’autres, plus anxieux, ont pris le temps d’apprivoiser leur peur sur les parcours les plus faciles. Au bout de la matinée, même ceux qui redoutaient cette activité sont descendus ravis.

Ceux qui le souhaitaient ont même terminé par la « mégatyro ». C’est une tyrolienne qui traverse le Gave puis revient. Sensations fortes assurées entre le vide sous les pieds et la vitesse !

Après la délicieuse pizza maison partagée sous les arbres, nous sommes quasiment tous allés à la piscine, le mini golf n’a pas attiré les jeunes.

La piscine municipale de Luz a donc accueilli concours de plongeons, batailles d’eau et poursuites endiablées à la nage.

Ce soir la veillée sera calme et courte car la Montagne Fleurie nous attend demain de bonne heure et de bonne humeur.

Nous vous souhaitons une très bonne soirée ! A demain.

Mardi 23 juillet

Bonjour,

Nous avons eu une très belle première journée de montagne aujourd’hui.

Le soleil était là, il a fait chaud mais beaucoup moins que chez vous.

Nous avons pris le sentier du Gypaète depuis lequel il y a une vue imprenable sur le cirque de Gavarnie.

Il y avait beaucoup de fleurs et nous avons pu admirer de superbes paysages.

Ce soir, nous avons prévu une grosse veillée jeux car demain nous pouvons dormir un peu plus.

En effet, demain matin nous ne sommes attendus à « En chênes et frênes » qu’à 10h pour l’accrobranche.

Cela va nous occuper jusqu’à midi et l’après midi, les jeunes auront le choix entre mini golf et piscine.

Nous vous souhaitons a tous une excellente soirée.

À demain !

Lundi 22 juillet

Bonsoir à tous,
Nous sommes désolés pour ce message bref et tardif, mais l’essentiel est de vous dire que tout le monde est bien arrivé, bien installé, et que nous allons passer à table. Donc, tout va pour le mieux.
A demain pour le début de nos aventures…

Les nouvelles du Camp Enfants 2019

Dimanche 21 juillet

Connaissez-vous Sazos ? Oui ? Bien ! Vraiment ? Oui ? Très Bien ! Mais le connaissez-vous dans ses plus petits détails ? C’était le défi qui était proposé aux jeunes, à leurs animateurs et à Pascal. Thierry avait arpenté le village toute la matinée, pour dénicher la petite décoration, la fleur remarquable, la date inscrite sur le linteau de porte qui en fait la plus vieille maison du village, enfin bref, vingt-trois petits points d’intérêt bien cachés, qui nécessitent de savoir lever la tête ou bien porter le regard au ras du sol pour les dénicher.
Pour corser le tout, les quatre équipes devaient deviner ce qui était à découvrir, en déchiffrant les vingt-trois anagrammes, rébus et énigmes correspondants.
Armées chacune d’un appareil photo, elles disposaient de deux heures (et pas une seconde de plus), pour immortaliser leurs découvertes et revenir à la Grange, lestées de leur précieux fardeau numérique.
Le Règlement était formel :
– Interdiction de consulter internet (tentation démoniaque pour tout animateur, pour qui le téléphone 4G est le prolongement naturel de la main).
– Obligation de rester groupés et interdiction de courir : même si la circulation dans Sazos permet de laisser les équipes circuler en toute sécurité, il faut néanmoins rester attentifs aux autres usagers (mais comme il n’y a que deux centimètres entre leurs rétroviseurs et les deux murs qui encadrent les rues, les rares automobilistes ont bizarrement tendance à circuler à allure modérée).
Au bout de une heure et cinquante-deux minutes, toute la troupe débarquait à la Grange, chacune des quatre équipes ayant mis en boîte ses vingt-trois photographies.
Le jury souverain n’avait plus qu’à contrôler la justesse des déductions des reporters. Et le verdict tombait : une équipe avait vingt-deux photographies exactes, les trois autres vingt-et-une.
Une tragédie classique doit répondre à la règle des trois unités : de lieu, de temps et d’action. Notre Grand Jeu y répondait lui aussi. Mais la tragédie est encore plus belle si un coup de théâtre en épice le déroulement. Et question coup de théâtre, le meilleur restait à venir : alors que toute la vallée résonnait des glapissements extatiques des vainqueurs présumés, les trois autres équipes, redécouvrant le concept de solidarité qu’elles avaient largement laissé de côté durant l’épreuve, créaient un collectif qui déposait, dans un rugissement courroucé, une réclamation officielle visant à faire disqualifier ceux qu’ils qualifiaient d’usurpateurs, ou à tout le moins de leur faire annuler une de leurs photographies.
En effet, s’ils n’avaient pas consulté internet, ils avaient (comme ils en avaient le droit le plus absolu) interrogé un couple d’autochtones septuagénaires alanguis sur leur transat, qui s’amusaient à voir passer en tous sens ces groupes surexcités. L’autochtone septuagénaire, bien qu’ayant une connaissance innée de la topographie de sa ville, n’a pas réponse à tout. Mais il vit une époque moderne : quand il ne sait pas, il consulte internet…
D’où le litige à trancher pour le jury, en comparaison duquel le noeud gordien n’était qu’un aimable passe-temps pour marin désoeuvré : l’équipe avait-elle enfreint le Règlement ? Certes, elle n’avait pas elle-même consulté internet, mais si la lettre de la Loi n’avait pas été transgressée, son esprit avait été foulé aux pieds, en chaussures de montagne qui plus est…
Après avoir relu en détail les Catilinaires et les discours de Caton le Grand, qui ne furent pas d’ailleurs d’un grand secours, celui-ci voulant absolument que Carthage fut détruite, ce qui n’a qu’un lointain rapport avec l’objet du litige, le jury souverain a conclu :
– Attendu que la préméditation ne peut être retenue, la probabilité de croiser un couple d’autochtones septuagénaires geeks dans Sazos étant proche de zéro;
– Attendu que l’équipe n’a pas sollicité cette consultation sur internet, et que celle-ci s’est faite hors de sa volonté;
En conséquence, les mandants sont déboutés de toutes leurs réclamations, la photographie est déclarée valide, le score de vingt-deux sur vingt-trois est confirmé, et, par conséquent, le classement provisoire est maintenant définitif.
La remise des lots aura lieu après le cauchemar diététique qui tient lieu de repas (nuggets de poulet, hamburger maison, frites au four, glace) et avant le démarrage de la boum qui va enflammer Bayen jusqu’au bout de la nuit étoilée…

Ainsi s’achève cette chronique de notre camp 2019. Vous allez retrouver vos enfants, comme ils étaient le 15 au matin, et pourtant changés par ce séjour qui, nous l’espérons, les a enchantés. A demain à la gare de Saint Médard : le train arrive à 17h54…

Samedi 20 juillet

Avant de vous conter l’épopée de notre étape du Tour de France, il nous faut solder le contentieux qui nous oppose à France Télévisions. Faut-il pour cela écrire un pamphlet à la Zola, distiller un libelle à l’ironie mordante façon Canard Enchaîné ? En tout cas, il est hors de question de jouer l’indifférence et de faire comme si rien ne s’était passé…
Si vous étiez devant votre petit écran cet après-midi, vous pouviez suivre la progression des coureurs, qui, après avoir gravi le Soulor, plongé sur Aucun et Pierrefitte, avalé les gorges du même nom, arrivaient au lieu-dit « Larrize » et passaient devant la passerelle qui franchit le gave pour monter à Saligos. La tension montait d’un cran, les coureurs devenaient nerveux, et chacun voulait briller et « montrer le maillot ». Dame, ils allaient passer devant nous et notre banderole « Bayen », confectionnée avec amour toute la matinée. La clameur de notre troupe, les encouragements pour chacun d’entre eux (avec quand même une mention spéciale pour notre ami Julian), constituaient, sans aucun doute possible, LE temps fort de cette édition du centenaire du Maillot Jaune.
C’est alors que cette télévision qui se targue d’être publique (dans le sens de Service Public, outrecuide-t-elle…) décida de lancer un de ces ineptes tunnels de publicité pour des bagnoles, des déodorants et des rasoirs, mettant en scène des bellâtres analphabètes nourris depuis leur plus tendre enfance de stéroïdes anabolisants, débitant des messages dignes de la philosophie existentielle des Pieds Nickelés.
C’est petit et mesquin, c’est une censure honteusement camouflée en adoration du Veau d’Or, alors que vous, les parents, mais aussi le Pays tout entier, attendiez pour nous voir à l’écran…
Mais ils auront beau faire, ces tristes sires, nous n’installerons pas de télévision à Bayen, et il ferait beau voir que nous les engraissions avec notre redevance… Nous conserverons nos veillées !!!
Mais soyons dignes dans l’indignation, et laissons-les se précipiter eux-même dans les poubelles de l’Histoire, qui nous rendra Justice et reconnaîtra que l’étape (certains disent le Tour) s’est jouée ici, grâce à nos cris de liesse, qui ont mis Thibault et Julian en transes, leur insufflant l’énergie qui les a propulsé dix-neuf kilomètres plus haut, vainqueurs…
Le Président de la République, présent sur la course, dans la voiture de Christian Prudhomme, ne s’y est d’ailleurs pas trompé et s’est montré impressionné par cet enthousiasme communicatif de nos Bayennais…
Mais restons simples : pour nous ce fut une belle journée, comme nous en vivons tant à la Grange : descente à la passerelle à pied, par le chemin de Saligos, pique-nique suivi de jeux dans un pré bordé par le gave, à l’ombre de grand arbres.
Lorsque la caravane publicitaire est arrivée, nous nous sommes retrouvés en toute sécurité derrière le muret qui nous séparait de la route, et là, la moisson de casquettes, maillots, gâteaux, saucissons, lessive et porte-clés s’est avérée plus que fructueuse : chacun va revenir avec ses gadgets, en souvenir de la journée.
Ne manquaient plus que les coureurs et la télé, mais vous avez noté que le sujet a déjà été évoqué quelques lignes auparavant…
Enfin, l’essentiel est que tout le monde ait passé une belle journée, et se soit bien préparé au Grand Jeu de demain, qui vous sera narré ici même… Bonne soirée et, pour vous consoler, dites-vous que passer à la télé n’est pas une finalité dans la vie.

Vendredi 19 juillet

Connaissez-vous le Lac de Gaube ? Un coin des Pyrénées admirable, perché à 1725m… et qu’il faut mériter. On ne parle pas bien entendu de ceux qui trichent et empruntent le télésiège.
Non, pour en profiter pleinement, il faut partir du Pont d’Espagne, à 1400m, et se faire la montée via le GR10. Bien sûr, ça tire un peu sur les pattes, surtout au début, bien raide, mais quel plaisir quand on arrive là-haut. Un pique-nique montagnard (saucisse sèche, jambon de pays) avec le Vignemale en tapisserie, sous un ciel radieux, et on se dit que la vie est belle ! Et nos jeunes Bayennais n’ont pas été les derniers à se le dire…
Le camp passe à une vitesse météoritique : désolés, chers parents, mais on a guère le temps de penser à vous (mais, non, ce n’est même pas vrai, les cartes postales sont déjà entre les mains du facteur…), tant on enchaîne les activités.
Demain par exemple,… Mille excuses, le téléphone sonne…
« Allo, Julian ? Félicitations pour ton Maillot Jaune et ton contre-la -montre ! Alors, tu viens nous voir demain à la Grange ? Comment, avec tes copains, vous êtes 160 ? Ça fait beaucoup… Le mieux, c’est que nous descendions te voir passer… Ne t’en fais pas : si tu ne vas pas à Bayen, Bayen ira-t-à-toi… Allez, à demain, couche-toi tôt pour récupérer… Nous, ce soir, c’est la fête, on a repas et veillée dehors, autour du feu, avec chamallows grillés et tout le toutime… Bisous… ».
Bon, comme vous avez écouté la conversation, vous savez tout… A demain pour vous aussi… On pense à vous quand même, allez…
PS : soyez devant votre télé à 16h30, vous nous verrez peut-être…

Jeudi 18 juillet

L’accrobranche, ça fout les pétoches, mais c’est trop génial !
Et oui, le vide sous les pieds, ce n’est pas normal pour notre cerveau de bipède terrien. Mais foncer dans l’espace, suspendu à son harnais, tout le long de la tyrolienne, c’est un frisson délicieux…
Cet après-midi, ce fut cinéma, car ici, la température est agréable pour crapahuter, mais pour se baigner à la piscine, c’était un peu léger…
Le film « Manou ou l’école des Goélands » a enchanté petits et grands : un petit martinet, orphelin, est adopté par un couple de goélands. Mais le peuple des goélands est hostile à ce changement, et Manou est contraint de repartir vers les siens. Les grands oiseaux, eux, se préparent pour leur migration. Horreur, un cyclone se dirige droit vers eux, qui ne se doutent de rien. Mais les martinets le ressentent, d’instinct. Manou refuse que les goélands soient exterminés : il convainc les martinets, qui foncent droit dans la tourmente, rattrapent les goélands, et les évacuent par l’oeil du cyclone…
Ces deux peuples, d’hostiles, deviennent amis, grâce à la persévérance de Manou…
A Bayen non plus, nous ne sommes pas tous pareils, mais de parfaits inconnus y deviennent aussi des amis : près de cinquante ans que cela dure…
Demain, grande balade au Lac de Gaube. La troupe est prête, le moral est au beau fixe, la météo s’annonce splendide. Même chaîne, même heure pour des nouvelles fraîches…

Mercredi 17 juillet

La Capoumobile est venue chercher les enfants ce matin à 9h30, direction le Parc Animalier des Pyrénées, autrefois connu sous le vocable de Colline aux Marmottes, et qui fêtait ses 20 ans aujourd’hui. Le bestiaire s’est considérablement étoffé au fil des ans, d’où le changement de nom, mais le lieu et l’accueil restent toujours aussi sympathiques, et une journée n’est pas de trop pour tout découvrir.
Surtout que les enfants ont choisi le parcours « physique », qui les a tout de même fait marcher 8 kilomètres à flanc de montagne, d’enclos en enclos.
Mais les Bayennnais sont pleins de ressources, ils se sont joué des chèvres, de la pente et des énigmes, toutes redoutables, pour triompher. Et se voir remettre à chacun un Diplôme Officiel de Pisteur pour leurs remarquables connaissances sur la faune sauvage !
Après une bonne douche réparatrice, et le repas qui ne le sera pas moins, une terrifiante Veillée Loup-Garou attend les intrépides…
Demain, accrobranche et, selon la météo, piscine ou cinéma… pour les survivants…

Mardi 16 juillet

Après une première veillée et les hommages rendus au Grand Fakir, tout le monde est allé se coucher. Une nuit réparatrice, un petit déjeuner roboratif, et tous ont chaussé les croquenots de montagne, préparé le sac à dos : en route vers l’aventure…
Mais nous avons affaire à une troupe de marcheurs émérites : la balade fut couverte en en temps record, malgré la pause déjeuner dans un petit chemin ombragé… Retour à la Grange à 15 heures !
Et là, surprise : en voulant installer un boîtier dans les toilettes, il s’est trouvé bêtement qu’un tuyau d’eau, que cet imbécile d’architecte n’avait pas bien répertorié dans les plans, était sur la trajectoire de la mèche de la perceuse.
Nous attendons donc le plombier. S’il nous fait faux bond, nous devrons revenir aux origines de Bayen, lorsqu’on se lavait (ou pas) à la cascade du torrent. Mais c’était très très frais, et la nostalgie ne réchauffe pas…
Demain, tout le monde va voir les marmottes, les isards, les ours, les loups et tous les animaux du Parc Animalier de Pyrénées, qui fête ses 20 ans, et dans lequel, pour l’occasion, de grands jeux sont organisés.
Ça va être trop chouette…

Lundi 15 juillet

On y est ! Tout le monde est bien arrivé à la Grange, et c’est l’installation : les filles, plus nombreuses, dans les dortoirs, et le garçons sous la tente…
Puis tout le monde va aller découvrir le village de Sazos, en attendant le premier repas commun (Et le « Bona bona » pour les initiés : si vous ne faites pas partie de ce cercle hyper sélect, demandez à vos enfants à leur retour).
Demain, première balade vers la Croix de Sia…

Dimanche 14 juillet

Bonjour à toutes et tous !
Demain, nous avons rendez-vous à 10h30 à la gare de Saint Médard.
A 11h10, le train nous emmènera à Bordeaux, où nous changerons pour Lourdes.
La Capoumobile nous conduira alors à la Grange.
Rendez-vous vers 20 heures pour les premières impressions….

Les nouvelles du Camp Pré-Ados 2018

Bonjour à tous,

Cliquez ici pour lire les dernières aventures en provenance de la Grange…

Les nouvelles du Camp Enfants 2018

Bonjour à tous,

Cliquez ici pour lire les dernières aventures en provenance de la Grange…

Les nouvelles du Camp Pré-Ados 2017

Bonjour à tous,

Cliquez ici pour lire les dernières aventures en provenance de la Grange…

Les nouvelles du Camp Enfants 2017

Bonjour à tous,

Cliquez ici pour lire les dernières aventures en provenance de la Grange…

Page 1 of 2

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén